Libye un an après Khadafi pas de quoi être fier

Au début de ce qu’on appellera plus tard le printemps arabe en Tunisie, ils étaient rares les

Caricature de Mouammar Kadhafi à Benghazi, fief de la contestation, en juin 2011.

spécialistes du monde arabes qui auraient parié que ce mouvement populaire de contestation né à Sidi Bouzid en Tunisie serait capable de se propager et de balayer des régimes vieux d’une vingtaine d’années au minimum et apparemment bien encrées .Et pourtant,c’est ce qui est arrivé.

Après Zine el-Abidine  Ben Ali de Tunisie un peu plus de 23 ans au pouvoir, Hosni Moubarrak d’Egypte un peu plus de 29 ans au pouvoir,c’est le 20 octobre 2011 que le régime de Mouammar Khadafi et le guide qu’il était allait s’éffondrer. Ce jour là  alors que l’ancien guide de la révolution lybiennne cerné de toute part par les insurgés quittait Syrte sa ville natale et en même temps dernier refuge, son convoi soudain est contraint  de changer de route suite  à un tir des avions de l’OTAN,ce qui amène le convoi en cavale à tombée dans une embuscade tendue par la rébellion. Malgré la résistance de ces derniers fidèles Mouammar khadafi est capturé blessé.Il ne survivra que quelques minutes, puis sa mort sera finalement annoncée  par le C.N.T (Conseil National de la Transition organe de coordination de la rébellion). La mort du vieux guide confiait entièrement toutes les responsabilités à l’instance dirigeante de l’ex rebellion le C.N.T qui devait sur papier pacifier le pays et offrir aux libyens et Libyennes toutes les vertus d’un régime démocratique. Et bien un an plus tard, la Libye peine encore à retrouver la stabilité. Les différentes brigades du CNT peinent encore à s’unir pour former la nouvelle armée libyenne.Et le pays est encore loin d’être sécuriser. Cette première année sans celui qui aimait se faire appeler le roi des rois d’Afrique n’a pas été des plus tranquille qu’a connu le pays. D’ailleurs même les autorités de la transition sont loin d’être satisfaite du bilan de cette première année post-Khadafi. A l’image du président de l’Assemblée Nationale qui n’a pas hésité à parler « de retard et de négligence dans la formation d’une armée et d’une police » mais aussi concernant « le contrôle des armes et la non intégration des ex-rebelles dans les institutions de l’état » a ajouté Mohamed-al Megaryef. Une phrase qui résume de mon point de vue assez bien la situation qui prévaut dans le pays mais aussi l’impuissance des nouvelles autorités libyennes qui ne sont pas assez soutenues par la Communauté internationale; elle même qui avait rendu possible la chute du vieux dictateur Mouammar Khadafi. Certes des avancées majeures ont été réalisées avec les élections générales de juillet dernier, mais le plus dure est la stabilisation du pays la mise sous contrôle des nombreux armes qui y circulent encore et la fin des combats dans les poches de résistances de nostalgiques de l’époque de la grande Jammahiriya et de l’ère Khadafi. Face à tous ces problèmes auxquels sont confrontés le fragile état central libyen des observateurs sont amenés à se demander où se trouve la communauté internationale, elle qui n’avait ménager aucun éffort pour l’arriver aux affaires des nouveaux « maîtres de Tripoli »?

Et si pour une fois c’est   l’Union Africaine qui avait vu juste dans ce dosssier ?

L’on se rappelle que depuis le début du soulèvement qui allait renverser le guide libyen malgré que les pays africains n’envisageaient pas l’avenir de la Libye sous un même angle,l’institution africaine dans toutes ces résolutions sur ce dossier appelait à la mise en place d’un cadre de concertation, d’une médiation entre les bélligérants. L’on se rappelle même du groupe de chefs d’état conduit par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz chargée par l’organisation continentale de conduire cette médiation pour trouver une issue pacifique à cette crise .Que se serait passer aujourd’hui en Libye si on avait donner une chance à la négociation entre toutes les parties en conflits au moment de cette crise ? Quel aurait été le destin de la Libye si la communauté internationale avait encourager le C.N.T et le guide Libyen à la négociation en vue d’une issue pacifique?

Peut être que le moment est venu pour que la communauté internationale face « un pas en arrière«  en accompagnant les nouvelles autorités libyennes issus des élections générales  dans leur mission de restauration d’une réelle autorité de l’état, de formation d’une armée et d’une police au service de la nouvelle Libye, mais aussi de promotion d’une véritable réconciliation nationale entre toutes composantes de la société libyenne. Car le brave peuple libyen mérite bien cela.

A bientôt chers lecteurs et lectrices

 

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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