Liberté de la presse: le constat est encore alarmant!

Le journaliste burundais de RFI kiswahili, Hassan Ruvakuki, le jeudi 5 janvier 2012, au tribunal de Cankuzo
RFI/Esdras Ndikumana

Les années se succèdent,mais malheureusement se ressemblent en matière de liberté de la presse.Dans son classsement annuel sur le sujet,paru le 25 janvier dernier,l’ONG Reporters Sans Frontieres(RSF) rapportaient que les plus mauvais élèves en la matière étaient l’Erythrée,la Corée du Nord,le Turkmenistan,la Syrie et l’Iran. Cinq pays qui sont loin d’être des modèles en matière de démocratie, de liberté d’expression et j’en passe. Cette année, en observant la situation de la presse à travers le monde on se rend compte  que les choses n’ont pas beaucoup évolué dans ces pays en ce qui concerne la liberté de la presse.

Parmi les cinq pays mauvais élèves en matière de liberté de la presse,se trouve l’Erythrée en Afrique de l’est.L’Afrique de l’est qui est certainement sur le continent  la région la plus dangereuse dans l’exercice du métier de journaliste.Par exemple rien qu’en Somalie ils sont 17  journalistes cette année à avoir été assassinés.Le dernier en date est celui de Mohamed Mohamud Turyare décédé le 28 octobre 2012 à l’hôpital Madina de Mogadiscio.Ce jeune journaliste de 22 ans avait reçu plusieurs balles à l’abdomen et à la poitrine alors qu’il sortait d’une mosquée, le 21 octobre dernier.La Somalie un pays en proie à un conflit depuis la chute du président  Siad Barre en 1991 est dorénavant le pays d’Afrique le plus meurtrier pour les journalistes selon RSF. Le conflit et l’impunité totale qui règnent dans ce pays favorisent les crimes et la violence contre les journalistes.L’Afrique de l’est est aussi la région où l ‘exil des journalistes a été  le plus fréquent en  cette année 2012 rapporte pour sa part le CPJ (comité de protection des journalistes) basé à New york.

Pas très loin de la Somalie et de l’Erythrée,se trouve le Burundi un pays dans lequel est detenu depuis le 28 novembre 2011, le correspondant de RFI en kiswahili Hassan Ruvakuki également journaliste reporter à la radio Bonesha FM. Son seul crime,avoir fait son travail en assistant  à la naissance d’une nouvelle rébellion burundaise en Tanzanie.Malgré tout le travail de ce  journaliste et de son avocat pour prouver son innocence, le procureur de la république en charge de l’affaire s’obstine dans sa thèse selon laquelle le fait qu’Hassan Ruvakuki soit parti clandestinement en Tanzanie prouve selon lui qu’il faisait partie du groupe terroriste qui a attaqué le Burundi en novembre 2011 à partir de ce pays voisin.« Comme tous mes confrères de la planète, je suis allé vérifier sur le terrain la véracité d’une information dont j’avais la primeur »  a pourtant clairement expliqué Hassan Ruvakuki ce qui est pourtant facile à comprendre.

Pour ma part je crois fermement que les journalistes qui informent sur les convulsions sociales, politiques,culturelles,économiques et j’en passe mérite d’être mieux traités  qu’ils ne le sont actuellement un peu partout dans le monde,car ne le dit-on pas l’information est l’oxygène des temps modernes. Alors libérer Hassan Ruvakuki et tous les journalistes encore derrière les verrous car leur place se trouve derrière leur micro et non dans des cellules de prisons.

Vos réactions seront les bienvenues dans la partie commentaire juste en dessous.

A bientôt j’espère chers lecteurs et lectrices.

 

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

2 thoughts on “Liberté de la presse: le constat est encore alarmant!

  1. Ceux qui emprisonnent les journalistes aujourd’hui sont ceux qui sollicitaient les journalistes dans les années 96. ils savent bien ces derniers ont joué un grand rôle pour que leur voix arrive aux destinataires. Ils ont intérêt à laisser les journalistes libres dans leur métier car eux aussi ils ont besoin des nouvelles sur leur pays et sur l’opinion nationale et internationale. Réprimer les journalistes c’est réprimer le futur.

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