La crise malienne à l’heure de l’espoir

MI Professional Course, Bamako, Mali, March 2011 par US Army Africa via Flickr, CC
MI Professional Course, Bamako, Mali, March 2011 par US Army Africa via Flickr, CC

Après « le coup d’arrêt porté à l’offensive des islamistes armés » selon les mots même du Président français François Hollande, les forces françaises ont poursuivi ce dimanche les frappes à l’endroit des fiefs d’islamistes à Gao et à Kidal.Ces deux régions qui sont sous le contrôle des islamistes d’Ansar dine, du Mujao (le mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest) et d’Aqmi (Al Qaïda au maghreb islamique). Des frappes qui commencent déjà à porter leur fruit car en plus de la reprise effective de la localité de Konna,les islamistes auraient commencé à se terrer dans des maisons et à fuir comme à Tombouctou, selon la radio Sahara Médias.

Depuis Avril 2012, Gao,Tombouctou et Kidal – les trois régions du nord du Mali – sont tombées sous le contrôle de mouvements islamistes et terroristes qui y font régner la terreur : enlèvements d’Occidentaux, amputations pour vol, flagellations pour l’adultère ou impudeur,etc. Le tout sous le prétexte de la Charia.

Qui sont les islamistes du Nord Mali ?

Ma curiosité et ma passion en ce qui concernent les sujets politiques m’ont permis de me faire une idée sur les groupes qui occupent le nord du Mali. Ils sont principalement au nombre de 3, dont le plus ancien est Aqmi. Ce groupe terroriste est à l’origine une émanation du GSPC algérien (groupe salafiste pour la predication et le combat) qui était un mouvement islamiste armée algérien. En  janvier 2007, le groupe change de nom et devient Aqmi, la branche sahélienne du groupe terroriste Al Qaida du défunt Oussama Ben Laden.Depuis cette date, ce groupe terroriste fait du Kkidnapping d’Occidentaux un peu partout dans la région du Sahel son fond de commerce.

Ansar Dine est le nom du deuxième groupe armé. Il occupe précisément Tombouctou. Ansar Dine est une expression arabe que l’on peut traduire par « partisans » ou « défenseurs de l’islam ». Ce groupe, qui a des liens avec Aqmi, milite pour l’instauration de la Charia au Mali. Il est dirigé par Iyad Ag Ali un ancien diplomate et membre de la rébellion Touareg encore surnommée « le lion du désert ».

Le Mujao est le mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest. Principalement basée à Gao, elle est aussi une émanation d’Aqmi. Comme son nom l’indique, ce groupe terroriste milite pour une sorte d’insurrection islamiste.

A coté de ces trois groupes très entrainés et aguerris aux combats, se trouve le MNLA,le mouvement nationale de libération de l’Azawad (région située au nord Mali) un groupe armée indépendantiste. Face à ses islamistes,l’armée malienne seule est loin de faire le poids.

Heureusement,que François Hollande le sauveur à décider de montrer la voie à la CEDEAO, l’organisation sous-régionale longtemps hésitante en ce qui concerne l’intervention militaire.

La CEDEAO emboite le pas à la France

Mieux vaut tard que jamais, écrivais-je dans mon précédent billet dénommé Crise malienne: lorsque la France est obligé de « faire le job » de la CEDEAO. Depuis le début de l’intervention française, les annonces se multiplient.Les forces de la CEDEAO se prépare activement à se déployer pour reconquérir le nord Mali. Le Togo,le Burkina Faso,le Sénégal et le Niger ont promis chacun un bataillon de 500 soldats. Quand au Nigeria, la puissance sous-régionale, elle annonce l’envoi de 600 soldats. Le Bénin prévoit d’envoyer un contingent de 300 hommes. Les États Unis et la Grande Bretagne affirment apporter leur soutien logistique à cette intervention militaire. Des annonces qui sont saluées par tous mes amis étudiants maliens que j’ai interrogé. Ce qui revient le plus souvent dans leurs propos, c’est l’espoir que leur pays retrouve le plus rapidement que possible la paix.

Paix à vous et à bientôt j’espère.

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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