Ce qu’on devrait savoir sur Ebola

une séance de désinfection. Source : commons.wikimedia.rg
une séance de désinfection. Source : commons.wikimedia.rg

C’est une  tragédie qui fait désormais la une de la plupart des médias internationnaux. Le 6 octobre dernier on enregistrait déjà  sur 7478 malades déclarés en Afrique de l’ouest ( principalement en Sierra Léone, en Guinée et au Libéria) 3439 décès selon l’organisation mondiale de la santé (OMS). Aujourd’hui on avoisine le cap tragique des 4500 morts. Vous l’aurez certainement compris, il sera question dans ce billet peu ordinaire du funeste virus Ebola…qui tel un fantôme hante les esprits un peu partout dans la région et voir au delà…

Mais que sait-on rééllement de cette maladie? Comment doit-on se protéger face à ce virus qui sème le malheur et dévore tout sur son chemin tel « un feu de forêt » ? Quelles stratégies pour vaincre cette maladie qui attriste, préoccupe et fait couler tant d’encres et de salives ?

Pour la petite histoire, c’est en 1976 que le medecin belge Peter Piot identifie le premier malade d’Ebola en RDC (République démocratique du Congo) alors appelée Zaire. Ce premier cas annonçant une grave et meurtrière épidémie qui sur 318 personnes infectées allait en tuer 210.

La maladie à virus Ebola…qu’est ce que c’est ?

Selon l’organisation mondiale de la santé, la maladie provoquée par le virus Ebola  « est une sorte de fièvre hémorragique aiguë et grave, souvent mortelle si elle n’est pas traitée ». Elle se manifeste par des une fatigue fébrile à début brutal, des douleurs musculaires, des céphalées et un mal de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, de symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes (par exemple, saignement des gencives, sang dans les selles).

Comment se transmet cette maladie ?

Selon Alexandre Melnik un étudiant qui prépare une maitrise en épidémiologie à l’académie de medecine de Dnipropetrovsk, on sait qu’à la base ce sont les chauves-souris frugivores qui sont les hotes naturels du virus Ebola. « Il existe à ce jour deux types de transmission; de l’animal à l’homme et celle interhumaine »

 Selon l’OMS, c’est par un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés comme des chimpanzés, des gorilles, des chauves-souris frugivores, des singes, des antilopes des bois ou des porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale qu’il s’introduit dans la population. Ensuite intervient la transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou avec des surfaces et des matériaux (par exemple, linge de lit, vêtements) qui ont été contaminés par ce type de liquides.

Source : Alexander OMS
Source : Alexander OMS

Quelles stratégies pour lutter et prévenir éfficacement contre la maladie à virus Ebola ?

Aucun traitement disponible n’a pour l’instant fait ses preuves contre la maladie à virus Ebola.

Néamoins, selon l’OMS il existe toute une gamme de traitements potentiels, y compris des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation. Aucun vaccin homologué n’est encore disponible, mais on évalue actuellement l’innocuité de deux vaccins potentiels chez l’homme.

Comme toutes les autres maladies contagieuses un accent mérite d’être mis sur une mobilisation sociale générale en faveur de la réduction des risques de transmission. A travers les séances de sensibisation un peu partout sur le continent et voir au delà…

La prévention, la réduction des risques de transmission et les mesures d’endiguement de la flambée de cette épidémie doivent être la priorité des gouvernements.

Et vous qu’en pensez vous ? Comment venir à bout de cette maladie ? Vos réactions et commentaires sont les bienvenus.

A bientôt j’espère.

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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