Ukraine : 2018 et les espoirs d’un peuple !

Sapin de Noël

L’heure est à la fête, à la célébration. A Kiev, Dnipro ou encore Tcherkassy, notre nouvelle ville d’adoption, c’est l’enthousiasme dans tous les rayons. Il faut dire que 2017 n’a pas été de tout repos au pays des frères Klitschko (légendes vivantes de la boxe).
Entre le conflit dans le Donbass qui ne connaît toujours pas de solution définitive, les crises politiques internes entre le pouvoir du président Petro Porochenko et son farouche opposant (ami d’hier) Mikheil Saakachvili, mais aussi l’explosion du coût de la vie, les Ukrainiens ont dû batailler dur pour joindre les deux bouts en 2017.

Crédit photo : Phillipe Dacruz

Pour la plupart de ceux que nous avons interrogé, 2018 est synonyme d’espoir, « de nouveau départ ». Une opportunité de « tirer des leçons » des erreurs de 2017 pour « enfin aller de l’avant ».

Anastasia, chroniqueuse dans une radio locale, souhaite que 2018 soit l’année de la fin de la guerre dans le Donbass. « Je sais que ce sera difficile car je ne suis pas naïve mais je pense que c’est possible. Je veux croire que 2018 sera l’année de la fin des hostilités dans le Donbass. Car il ne faut pas oublier que beaucoup trop de personnes sont mortes et continuent de mourir dans cette guerre. »

« Ce sont des enfants qui ne demandaient qu’à grandir, des femmes et des sœurs innocentes, des maris et des frères partis se battre pour une cause qui n’était peut-être même pas la leur… » conclut la jeune femme émue.

Roma Sergueev, un économiste fraichement diplômé, espère que son pays fera cette année de grands progrès en matière de lutte contre la corruption. Pour le jeune homme, il est urgent de procéder à des réformes systémiques qui « permettront aux citoyens de demander des comptes aux puissants et mais aussi d’avoir véritablement leur mot à dire dans les décisions importantes ».

Les habits traditionnels Ukrainien …

Pour sa part, Oksana Melnik espère que 2018 sera l’année où le gouvernement de Petro Porochenko s’attaquera à la cherté de la vie. La jeune femme, mère de deux enfants, nous confie que pour subvenir à ses besoins et ceux de ses enfants, elle est obligée de jongler entre deux boulots (près de 12 heures de travail par jour).

« C’est vraiment très difficile pour nous, c’est ce qui fait que beaucoup de personnes préfèrent aller en Pologne, en Slovaquie ou en Allemagne pour travailler. Pour le même boulot, la personne touche 5, 6 ou même parfois jusqu’à 7 fois ce qu’on paie en Ukraine, avec toutes nos richesses je trouve que ce n’est pas normal… », explique la dame avant de poursuivre : « J’espère que les autorités trouveront cette année la bonne formule pour alléger notre quotidien, car c’est vraiment difficile. »

Avec tous ces dossiers sur la table, les autorités ukrainiennes auront du pain sur la planche en 2018. Pour finir sur une note positive, voici comment sonne le nouvel an ukrainien en musique… Bonne écoute.

Par Phillipe Dacruz et Mamady Keita

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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