RFI : A la rencontre d’Olivier Rogez une des plus grandes voies de la maison

Le grand reporter Olivier Rogez

Il est l’un des plus grands connaisseurs de l’Afrique de l’ouest et bien d’autres régions à RFI (Radio France Internationale). Il connaît bien ce continent pour y avoir travaillé et réaliser des dizaines de reportages sur la Guinée, le Sénégal, le Libéria, la République démocratique du Congo, la Centrafrique et j’en passe.

À côté de sa casquette de grand reporter, il est aussi non seulement l’auteur d’un recueil de nouvelles, mais surtout du très réussi roman « l’Ivresse du Sergent Dida ». Vous l’aurez compris, il sera question dans ce billet du journaliste et romancier Olivier Rogez. Qui se cache derrière cette voie qui se distingue à la radio mondiale ? D’où vient-il ? Qui se cache derrière cette plume pertinente et plus que prometteuse ?

C’est en 1990 que le jeune Olivier Rogez rejoint Radio France internationale. Pour ce natif de Roubaix, le journalisme est le métier idéal qui lui permet d’entretenir sa passion pour les nouvelles aventures car il est de ceux qui aiment « voyager, voir du pays, voir le monde ».

Un riche parcours 

C’est en URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques, nom de l’époque) qu’Olivier Rogez fait ses premières armes comme journaliste. Ensuite il s’envole pour couvrir l’actualité en Afrique de l’ouest étant basé à Dakar. Son travail de grand reporter lui permet de couvrir plusieurs conflits. De la Tchétchénie à la Somalie en passant par le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la République démocratique du Congo, Olivier Rogez est sur tous les terrains où se passe l’actualité. Après plusieurs années riches en émotion a l’étranger, c’est désormais depuis Paris que le grand reporter raconte l’Afrique, au service économie de la radio mondiale. Lorsqu’il ne travaille pas, l’auteur du roman « l’Ivresse du Sergent Dida » aime lire, faire du vélo, voir des spectacles et écouter de la musique.

Quand on lui demande de donner un conseil à tous les jeunes qui rêvent de journalisme, Olivier Rogez répond sans hésiter :

 » Il faut persévérer, ne jamais renoncer, suivre son envie jusqu’au bout car c’est vraiment une question de volonté et d’envie avant toute chose. On peut obtenir tout ce que l’on veut à condition d’y travailler. Dans tous les métiers du monde il faut du talent et du travail, et le talent se travaille ».

Encore beaucoup de rêves à réaliser…

Au chapitre des rêves, Olivier Rogez souhaite faire beaucoup de choses encore. Comme par exemple améliorer sa pratique du piano, voyager encore et s’accomplir sur le plan personnel. L’auteur de « l’Ivresse du Sergent Dida » aimerait beaucoup que sa carrière de romancier prenne plus d’ampleur dans les années à venir au point « d’en devenir son activité principal ».

Olivier Rogez dans son nouveau costume de romancier

Pour lui l’écriture est une pratique quotidienne. A la différence de l’écriture journalistique radiophonique, il nous explique avoir toujours eu envie de raconter des histoires en dehors de tous « carcans journalistiques, c’est à dire guidé par le seul aiguillon de son imagination et non par la nécessité de coller à la véracité des faits ».

En ce qui concerne l’avenir du continent africain qu’il connaît bien, Olivier Rogez fait partie des optimistes. Pour lui le développement du continent passera par le travail des Africains qui sont très industrieux et dynamiques.

« Les Africains doivent maintenant maîtriser les fondamentaux de leur économie peut-être se désengager un peu plus des vieilles habitudes postcoloniales. Le développement passera par l’innovation entrepreneuriat par la volonté de réussir et par le talent » conclut le journaliste qui reste assez optimiste sur le sujet.

Rappelons que le premier roman d’Olivier Rogez, « l’Ivresse du Sergent Dida », publié aux éditions le passage est une fiction sur la conquête du pouvoir en Afrique. On apprend l’histoire de l’ascension vers le pouvoir du sergent Dida, un soldat déprimé au sein d’une armée laissée à l’abandon. Le Sergent Dida un personnage unique qui ne laisse aucun lecteur indifférent.

Par Philippe Dacruz et Mamady Keita.

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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