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A vol d'oiseau
Article : La Guinée a une CENI « consensuelle »: est ce suffisant pour des législatives crédibles ?
Actualités
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3 novembre 2012

La Guinée a une CENI « consensuelle »: est ce suffisant pour des législatives crédibles ?

CENI Guinéenne

C’est la cour suprême de Conakry qui a servi de cadre le jeudi 1er novembre dernier à la cérémonie de prestations des nouveaux commissaires de la CENI; la commission électorale nationale indépendante guinéenne. Le précédent président de la CENI Lounceny Camara avait demissioné suite à plusieurs mois de protestations des acteurs politiques majeures de l’opposition qui mettaient en doute  sa neutralité; le jugeant assez proches de la mouvance présidentielle. Les protestations et l’impasse qui en résultaient ont conduit Lounceny Camara à rendre le tablier  le 5 septembre dernier en présentant sa lettre de démission au président Alpha Condé. Une lettre dans laquelle il expliquait qu’il ne souhaitait pas que « sa présence à la présidence de la CENI hypothèque l’organisation des législatives » .

Pour remplacer le controversé Lounceny Camara  à la tête de la CENI les vingts cinq nouveaux commissaires de l’institution issus de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile les syndicats y compris, ont choisi par vote Bakary Fofana ancien ministre des Affaires etrangères dans le gouvernement de transition qui a conduit le pays jusqu’à la dernière élection présidentielle de 2010. Il était représentant de la société civile au sein de la CENI. Bakary Fofana, le nouveau président de l’institution en charge des élections en Guinée élu pour un mandat de 7ans sera acompagné de 2 vices présidents: Hadja Biya Diallo pour l’opposition (Union des forces démocratiques de Guinée première formation politique de l’opposition) et Ibrahima Kalil Keita de la mouvance présidentielle. L’ équipe dirigeante de l’instituttion aura pour rapporteur Mamady Condé représentant du PEDN le parti de Lansana Kouyate ancien premier ministre. La nouvelle trésorière de l’institution est Oumourou Sanoh de la mouvance présidentielle.

Dès sa prise de fonction le nouveau président de la CENI fait de la finalisation du processus de transition un défit majeur qui s’impose à l’institution et à tous les acteurs de la scène politique guinéenne.D’ailleurs il  appele les uns et les autres à «  agir ensemble, aller très vite mais très bien dans une communion d’idées et d’actions vers l’atteinte de l’objectif commun de nos concitoyens, celui de l’organisation d’élections crédibles, transparentes et pacifiques dont les résultats doivent être acceptés par tous ».

Le nouveau président de la CENI Bakary Fofana

En participant à la cérémonie de prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI les acteurs majeurs de la scène politique guineenne mouvance présidentielle et opposition montrent qu’ils accueillent favorablement la nouvelle institution. Même si l’ opposition proteste encore contre une « modification de sa liste ». En éffet elle a introduite un recours à la Cour suprême pour que leur dixième commissaire omis de la liste soit remise à sa place. La mise en place de cette CENI consensuelle reste un pas majeur vers l’organisation des législatives censées mettre un terme à la transition et finaliser le retour éffectif à l’ordre constitutionel. Mais cette avancée suffira t-elle à rendre les prochaines législatives transparentes, crédibles, inclusives et accepetées par tous ?  Rien n’est moins sûr. En effet on se rappelle que malgré que la réforme de la CENI était l’une des principales revendications de l’opposition, elle n’est pas la seule .L’opposition réclame en plus entre autres le départ de l’opérateur de saisie de la CENI le sud-africain Waymark. D’ailleurs Fodé Ounssou Fofana de l’UFDG (parti d’opposition) a precisé sur Guineenews un site d’information « que cette CENI est une avancée importante »avant d’ajouter que « le combat était loin d’être terminé ».

Cependant espérons que la nouvelle CENI soit à la hauteur et qu’elle franchisse tous les obstacles qui se posent en travers de l’ organisation de ces législatives qui ont longtemps été attendues par le vaillant et patient peuple de Guinée.Des législatives qui doivent être inclusives et crédibles aux yeux de l’opinion nationale et internationale. Car la nouvelle Guinée pour se construire aura besoin de tous ses fils sans exclusion.

L’actualité politique guinénne vous inspire une réaction, vous pouvez réagir juste en dessous dans la partie commentaire. Merci pour la visite sur le blog et les commentaires.

Salut et à bientot j’espère.

 

 

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Article : Le mariage mixte et si on en parlait ?
Non classé
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1 novembre 2012

Le mariage mixte et si on en parlait ?

Un couple mixte: interracial

C’est l’histoire du jeune Badarou venu en Europe et précisement en Ukraine pour des études supérieures. Deux ans après son arrivée dans ce monde qui lui était complètement étrange, Badarou fit la connaissance d’Anastasia une jeune Ukrainienne encore étudiante en économie. Badarou  étudiait l’administration des affaires; un autre département de la même université  qu’Anastasia. Un, deux, trois rendez vous entre un restaurant classe et un cinéma de la place et le courant de l’amour parfait des débuts passait entre les deux jeunes  étudiants.

Anastasia  était une belle fille issus d’une famille modeste.Elle avait longtemps rêver de son prince charmant, ce bel homme coquette  qui l’enleverai un jour, et la ferai vivre tout le plaisir que peut procurer l’amour. Ces moments inoubliables que l’on voit dans les films de romance.« Oh que c’est beau ,oh que c’est merveilleux l’amour» avait elle prit l’habitude de s’ecrier après un de ces  films. Anastasia avait commencé depuis peu à rêver de celui qui lui servirai le petit déjeuner au lit tous les matins, de celui qui comblerai ses nuits de douces caresses, de galanteries, de petits calins et de ces phrases romantiques qui font du bien rien qu ‘ à les entendre. Bref le parfait prince charmant.Et c‘est à ce moment que le chanceux Badarou marquait des points et gagnait de plus en plus l’estime de la «douce» Anastasia du moins en apparence.

Badarou quand à  lui était le fils ainée d’une grande famille de 7 enfants dont le voyage et les études en Ukraine coutaient à  la famille plusieurs années d’économie faites par le père; un vieil instituteur au seuil de la vieillesse avec un sens de l’honneur et une probité  morale remarquable. Sa mère,une  jardinière rompue aux taches familliales et aux valeurs traditionelles africaine de  Guinée ,  n’hésitait pas à envoyer grâce aux réseaux de transfert d’argent les bénéfices de ces travaux de jardinière.

Badarou  était bien conscient que le plus beau cadeau qu’il pouvait offrir  à cette famille était de décrocher avec honneur son diplôme . C’est ce qu’il fit brillament. Une année avant Anastasia avait elle aussi, décroché  sa license en  économie.Et enfin vint le moment fatidique le moment de vérité  car Badarou n’ était plus étudiant. Il était question pour lui de rentrer au pays. Alors il aborda la question avec sa douce moitié  surnom par lequel il aimait appeler Anastasia.

-Comme tu le sais j’ai fini mes études moi aussi cette année.Le devoir m’appele au pays. Je suis l’ainée d’une grande famille. Mes parents ont pris de l’âge, mon devoir c’est de les aider à s’occuper de mes frères ainsi que prendre soin de la famille. En pensant à  tout ce que nous avons vécu en bien, je me reprocherai toute ma vie si je ne t’avoue pas que je souhaite que tu sois mon épouse ainsi que  tu accepte venir vivre avec moi en Guinée mon pays ; Anastasia je t’aime et je pense que tu le sais car j’ai eu le temps de te le prouver pendant ces deux années que nous avions vécu ensemble. Je veux te rendre heureuse…

Rendez vous est prit pour la suite et la fin de l’experience du Badarou que je trouve passionnante et qui m’a  éte raconté  par un ami qui se reconnait au passage et que je remercie. Mais avant à la place d’Anastasia, que repondriez vous à cette proposition? Feriez vous confiance et accepteriez vous de vous  lancer dans cette aventure qui semblent être un saut vers l’inconnu avec comme seul guide Badarou ? Seriez vous prêt à abandonner tout chez vous : votre famille,vos amis ,votre culture, certaines de vos habitudes, votre langue ? Pensez vous que Badarou aimait vraiment cette fille en lui faisant une pareille proposition qui à terme éloignera la jeune fille de ces racines ? Dans le cas où ils se marrieront pensez vous que ce mariage pourrait être durable malgré  toutes les différences que présentent nos deux époux ? Croyez vous que l’amour est plus forte que tous ces obstacles ? Juste en dessous vous pouvez laissez vos commentaires, ou réactions face à ces questions qui se trouvent être  plus que d’actualité  pour nous qui vivont loin de notre terre natale .

Merci chers lecteurs et lectrices pour vos commentaires et votre visite sur le blog, à bientot j’espère.

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Article : La Première femme dans l’espace où la Gagarine en jupons !
Portraits
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29 octobre 2012

La Première femme dans l’espace où la Gagarine en jupons !

Valentina Terechkova Photo du programme spatial russe

16 juin 1963 il est 12h30 à Moscou en Union Soviétique, le programme spatial russe lance le Vostock 6 un vol d’exploration de l’espace . Un vol assez singulier et très spéciale, avec à bord comme pilote une femme en mission d’exploration du cosmos. L’espace ou le cosmos sont des sujets qui ont toujours fasciné les hommes depuis la nuit des temps. C’est ce qui fait d’ailleurs que tout le monde ou presque connait le nom du célèbre cosmonaute russe Youri Gagarine premier homme à avoir effectué un vol en orbite autour de la terre. En revanche la réponse tarde à venir  lorsque l’on demande le nom de la première femme au monde à  s’être aventurer dans l’espace ? Et pourtant il n’y a eu que 2 ans entre le voyage du célèbre  Youri Gagarine et celui de Valentina Terechkova la première femme à avoir voler dans le cosmos. Mais qui est cette femme pleine de courage qui s’est distinguée parmi plusieurs centaines de  candidates; les meilleures en matière de parachutisme  à l’époque en Union Soviétique pour éffectuer ce voyage exceptionnel ? Quelle est l’histoire de cette femme qui a éte  la première à inscrire en lettre d’or un nom de femme parmi le cercle très restreint des visiteurs ou explorateurs du cosmos ? Comment cette dame issue d’un milieu paysan en est arrivée là ? Portrait d’une femme exceptionelle qui a crû en elle même et qui est dorénavant un symbole de l’émancipation de la gente féminine.

C’est le 6 mars 1937 que nait Valentina Terechkova à Maslenninkovo un village de l’ex URSS. Trois ans plus tard la petite Terechkova perd son père un militaire  tombé au champs de bataille lors de la seconde guerre mondiale. A la fin de ce conflit meurtrier en 1945,la petite fille et sa mère aménage à Yaroslav une ville russe située à quelques 250 km au nord-est de Moscou. C’est dans cette ville qu’elle entame son cursus scolaire. Malgré que la jeune fille est une élève brillante, elle décide de renoncer à son admission dans un établissement de niveau supérieur qui forme les cheminots à Léningrad pour soutenir sa mère malade et sans ressource. Pour cela elle s’engage comme ouvrière chez un fabricant de pneumatiques puis comme ouvrière dans le textile. Et parallèlement à son travail elle reçoit des cours de perfectionnement jusqu’en 1959 année à laquelle elle s’inscrit à l’aéroclub de Yaroslav où elle pratique avec passion le parachutisme. Dans ce aéroclub elle commence à sauter d’un avion Yak de jour comme de nuit. Et grâce à son moniteur, elle améliore ses performances et elle commence à se poser comme une plume. Au fur et à mesure qu’elle saute des avions, sa passion grandit pour le milieu aéronautique.

En 1961 après le voyage réussit du célèbre Youri Gagarine le programme spatial russe envisage désormais d’envoyer une femme dans l’espace. Il est question de choisir parmi celles qui pratiquent le parachutisme. Et c’est ainsi que Valentina Terechkova exprime aux agents recruteurs venus à l’occasion à Yaroslav la ville où elle habite son grand désir d’être cosmonaute. Et comme elle, se sont plusieurs centaines de  femmes qui sont interessées par ce projet. Après un processus de sélection très serrés, Valentina Terechkova est choisie pour le voyage exceptionnel.

Le 16 juin 1963 sous l’Identifiant de « Mouette »  en russe « Chayka »  le Vostock 6 pilotée par Valentina Terechkova est lancé par le

Valentina Terechkova

programme spatial russe. Du 16 au 19 juin 1963 le Vostock 6 va parcourir 48 orbites autour de la terre. 2 jours 22 heures et 50 minutes est la durée de la mission; un record. Pendant son vol, elle se plaint d’un manque d’appétit, de malaise au tibia droit mais aussi de démangeaisons sur la tête provoquées par la pression des senseurs sous son casque. Elle peut néanmoins éffectuer des expériences biologiques sur les graines et les insectes, ainsi que des observations scientifiques du ciel et de la Terre concernant la structure des nuages, leur densité et leur direction. Lors de la phase d’atterissage, Valentina Terechkova réussit à s’éjecter comme prévu, mais malheuresement elle se retrouve au-dessus d’un lac. Toutefois elle réussi à survoler le lac en parachute, et à atterrir sur la terre ferme.

Ce vol dans l’espace rend célebre la jeune femme de 26 ans, et elle commence à parcourir son pays et le reste du monde pour répondre aux nombreuses invitations adressées par des gouvernements, des villes et des organisations. C’est ainsi, qu’en octobre 1963, elle est à New York en compagnie de Youri Gagarine au siège de l’Assemblée Générale des Nations Unies (O.N.U) dont les membres se lèvent pour l’applaudir longuement. Un mois plus tard c’est à dire  en Novembre 1963 Terechkova au sommet de la gloire épouse le cosmonaute russe Andrian Nikolaïev. En 1965 en plus de sa nouvelle fonction d’instructeur, elle est porte parole du programme spatial russe. Elle se voit  par ailleurs décernée plusieurs titres dont celui de  Héros de l’Union Soviétique, la plus haute distinction de l’URSS . Mais aussi celui de  l’ordre Lénine et la médaille de l’Etoile d’or. Sur le plan international, l’Organisation des Nations Unies lui décerne la médaille d’or de la paix, et la France la médaille Joliot-Curie.

En 1966, elle entre au Parlement Soviétique où elle va siéger comme député du district de Yaroslav. A compter de 1968, elle représente le gouvernement Soviétique dans plusieurs organisations internationales de femmes, ce qui l’amène à de fréquents séjours à l’étranger.

Malgré cette entrée en politique elle reste passionné de l’espace et elle souhaite y repartir, malgré les réserves des responsables politiques et spatiaux. En  janvier 1969 invitée à Moscou à la cérémonie de réception des équipages de Soyouz 4 et 5, elle sort indemne d’un attentat. La voiture officielle, à bord de laquelle elle a pris place avec  les cosmonautes Leonov et Beregovoï , est criblée de balles par un homme habillé en policier qui pensait que c’était le véhicule de Leonid Brejnev, le dirigeant de l’URSS à l’époque, lequel avait prit un autre trajet au dernier moment.

Valentina Terechkova en compagnie de Dmitry Medvedev en Avril 2011.

En 2003, elle est nommée Directrice du Centre russe de coopération internationale pour la science et la culture au Ministère des Affaires Etrangères, cependant elle continue à fréquenter le milieu spatial. Aujourd’hui à 75 ans elle reste une personnalité très respectée en Russie.

A présent, le plus grand rêve qui anime Valentina Terechkova est de se  rendre sur Mars, « une planète merveilleuse et mystérieuse ». « Je suis prête à y aller et peut-être ne jamais revenir », a avoué la remarquable cosmonaute russe encore surnommée la « Gagarine en jupons ».

 

Salut chers lecteurs et lectrices et à bientôt j’espère.

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Article : Le top 5 des capitales africaines les plus chères en 2012
Non classé
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24 octobre 2012

Le top 5 des capitales africaines les plus chères en 2012

Luanda capitale de l’Angola

Selon une étude comparative du coût de la vie dans 214 villes mondiales  realisée par le Cabinet international Mercer, Luanda la capitale Angolaise est la ville la plus chère du continent pour les expatriés et la deuxième ville la plus chère au monde après Tokyo la capitale du Japon.

 

L’ édition 2012 de cette étude du cabinet specialisé Mercer qui est une référence  en matière de conseil en ressources humaines a tenu compte des critères tel le coût des transports, le logement,le coût de la nourriture, l’habillement mais aussi le prix des loisirs.Ce classement prend comme référence la ville de New york aux Etats Unis. Elle tient compte aussi de l’ évolution des monnaies locales face au dollar américain.

Et bien contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, il ya 12 capitales africaines qui figurent parmi les 50 villes les plus chères au monde. Surprenant cela peut bien paraître. Sur le site du cabinet Mercer à l’origine de cette étude, Madame Nathalie Constantin Metral principal et coordinatrice de l’enquête explique que «la raison principale relève du fait qu’il est difficile de trouver des biens de consommation de bonne qualité, des logements sécurisés et répondant aux standards occidentaux pour les expatriés. Ce volume restreint de logements et le fait que les produits de consommation de qualité sont essentiellement importés impactent fortement sur le coût de la vie dans ces pays ».

C’est ainsi qu’apres Luanda la capitale angolaise deuxième ville la plus chère au monde ,on retrouve dans le top 5 des villes africaines les plus chères en 2012, N’djamena la Tchadienne qui est la 8ème ville la plus chère au monde , Libreville la capitale du Gabon qui occupe la 20ème place dans le classement, suivi de Khartoum la soudannaise qui siège  à la  26ème place du classement et enfin pour clôturer le top 5 des villes africaines les plus chères, on retrouve Niamey la capitale du Niger qui chute de la 23ème place en 2011 pour être la 34ème ville la plus chère  au monde en 2012.

Tunis la ville la moins chère d’Afrique pour les expatriés

Il convient de noter que Paris la mégalopole francaise est la 37ème ville la plus chère au monde. Et enfin selon ce classement, Tunis est la ville africaine la moins chère pour les expatriés. Que pensez vous du classement de ces villes africaines parmi les villes les plus chères au monde? Comment vivez vous cette cherté du coût  de la vie dans les grandes villes africaines ? Quelles sont les solutions qu’on peut y apporter à votre avis ?

Et bien vous pouvez vous exprimer dans la partie commentaire juste en dessous.

Salut chers lecteurs et lectrices à bientot j’espère.

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Article : Libye un an après Khadafi pas de quoi être fier
Actualités
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21 octobre 2012

Libye un an après Khadafi pas de quoi être fier

Au début de ce qu’on appellera plus tard le printemps arabe en Tunisie, ils étaient rares les

Caricature de Mouammar Kadhafi à Benghazi, fief de la contestation, en juin 2011.

spécialistes du monde arabes qui auraient parié que ce mouvement populaire de contestation né à Sidi Bouzid en Tunisie serait capable de se propager et de balayer des régimes vieux d’une vingtaine d’années au minimum et apparemment bien encrées .Et pourtant,c’est ce qui est arrivé.

Après Zine el-Abidine  Ben Ali de Tunisie un peu plus de 23 ans au pouvoir, Hosni Moubarrak d’Egypte un peu plus de 29 ans au pouvoir,c’est le 20 octobre 2011 que le régime de Mouammar Khadafi et le guide qu’il était allait s’éffondrer. Ce jour là  alors que l’ancien guide de la révolution lybiennne cerné de toute part par les insurgés quittait Syrte sa ville natale et en même temps dernier refuge, son convoi soudain est contraint  de changer de route suite  à un tir des avions de l’OTAN,ce qui amène le convoi en cavale à tombée dans une embuscade tendue par la rébellion. Malgré la résistance de ces derniers fidèles Mouammar khadafi est capturé blessé.Il ne survivra que quelques minutes, puis sa mort sera finalement annoncée  par le C.N.T (Conseil National de la Transition organe de coordination de la rébellion). La mort du vieux guide confiait entièrement toutes les responsabilités à l’instance dirigeante de l’ex rebellion le C.N.T qui devait sur papier pacifier le pays et offrir aux libyens et Libyennes toutes les vertus d’un régime démocratique. Et bien un an plus tard, la Libye peine encore à retrouver la stabilité. Les différentes brigades du CNT peinent encore à s’unir pour former la nouvelle armée libyenne.Et le pays est encore loin d’être sécuriser. Cette première année sans celui qui aimait se faire appeler le roi des rois d’Afrique n’a pas été des plus tranquille qu’a connu le pays. D’ailleurs même les autorités de la transition sont loin d’être satisfaite du bilan de cette première année post-Khadafi. A l’image du président de l’Assemblée Nationale qui n’a pas hésité à parler « de retard et de négligence dans la formation d’une armée et d’une police » mais aussi concernant « le contrôle des armes et la non intégration des ex-rebelles dans les institutions de l’état » a ajouté Mohamed-al Megaryef. Une phrase qui résume de mon point de vue assez bien la situation qui prévaut dans le pays mais aussi l’impuissance des nouvelles autorités libyennes qui ne sont pas assez soutenues par la Communauté internationale; elle même qui avait rendu possible la chute du vieux dictateur Mouammar Khadafi. Certes des avancées majeures ont été réalisées avec les élections générales de juillet dernier, mais le plus dure est la stabilisation du pays la mise sous contrôle des nombreux armes qui y circulent encore et la fin des combats dans les poches de résistances de nostalgiques de l’époque de la grande Jammahiriya et de l’ère Khadafi. Face à tous ces problèmes auxquels sont confrontés le fragile état central libyen des observateurs sont amenés à se demander où se trouve la communauté internationale, elle qui n’avait ménager aucun éffort pour l’arriver aux affaires des nouveaux « maîtres de Tripoli »?

Et si pour une fois c’est   l’Union Africaine qui avait vu juste dans ce dosssier ?

L’on se rappelle que depuis le début du soulèvement qui allait renverser le guide libyen malgré que les pays africains n’envisageaient pas l’avenir de la Libye sous un même angle,l’institution africaine dans toutes ces résolutions sur ce dossier appelait à la mise en place d’un cadre de concertation, d’une médiation entre les bélligérants. L’on se rappelle même du groupe de chefs d’état conduit par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz chargée par l’organisation continentale de conduire cette médiation pour trouver une issue pacifique à cette crise .Que se serait passer aujourd’hui en Libye si on avait donner une chance à la négociation entre toutes les parties en conflits au moment de cette crise ? Quel aurait été le destin de la Libye si la communauté internationale avait encourager le C.N.T et le guide Libyen à la négociation en vue d’une issue pacifique?

Peut être que le moment est venu pour que la communauté internationale face « un pas en arrière«  en accompagnant les nouvelles autorités libyennes issus des élections générales  dans leur mission de restauration d’une réelle autorité de l’état, de formation d’une armée et d’une police au service de la nouvelle Libye, mais aussi de promotion d’une véritable réconciliation nationale entre toutes composantes de la société libyenne. Car le brave peuple libyen mérite bien cela.

A bientôt chers lecteurs et lectrices

 

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Article : Stéphanie Braquehais la madame Afrique de l’est de RFI
Portraits
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19 octobre 2012

Stéphanie Braquehais la madame Afrique de l’est de RFI

Stéphanie Braquehais

Grandes lunettes de soleil, cheveux châtains et souvent en pétards,les yeux bleus,taille normale c’est la description parfaite de Stéphanie Braquehais la madame Afrique de l’est et grands lacs  de rfi .Et oui c’est elle qui couvre la Somalie en Afrique de l’ est,le Sud Soudan et de temps à autre la région des grands lacs pour la radio mondiale. Exceptionnelle est cette femme, qui fait partie de la très courte liste des journalistes internationaux qui  sont souvent sur le terrain, dans ces zones qui sortent et se remettent  difficilement de conflits des plus meurtriers de l’histoire du continent africain.

A 33 ans cette ancienne diplômée de l’école de journalisme de Lille connait très bien l’Afrique de l’est pour y avoir a peut près séjourner dans tous les pays de la région.Mais avant d’être la correspondante de RFI en Afrique de l’est basée au Kenya ,elle a  été correspondante de RFI au Tchad entre 2004 et 2006. Actuellement,elle couvre principalement la Somalie,le Sud Soudan,mais aussi de temps à autre les Grands Lacs et bien sûr le Kenya.

A la question pourquoi avez vous choisi le métier de journaliste alors que dans votre famille il n’y avait pas  vraiment de journaliste voici ce qu’elle nous répond sans hésité « ce n’est pas vraiment le journalisme d’abord, mais une combinaison de plusieurs envies, celle d’écrire et celle de voyager loin. comme vous l’avez dit  il n’y a pas de journalistes dans ma famille, je n’ai donc pas eu de vocation en étant enfant, mais plus tard. J’avais effectué plusieurs voyages au Tchad avant de rentrer à l’école de journalisme, et j’ai décidé de tenter ma chance là bas. Au bout du compte, je n’écris pas assez car je fais surtout de la radio et de la télévision, mais je voyage beaucoup, ce qui est très bien ».

A Nairobi la capitale du Kenya où elle est basée, lorsqu’elle n’est pas en reportage sa journée commence souvent entre 7h et 7h 30 par la lecture des nouvelles ou des exercices de Swahili une langue dont elle est tombée amoureuse et qu’elle s’efforce à apprendre.Ensuite elle nage parfois jusqu’à 50 minutes parfois à la piscine et les soirs,elle sort pour dîner et faire des courses car nous confie t-elle son frigo est toujours vide.

Lorsqu’on lui demande de donner un conseil à tous les jeunes qui désirent se lancer dans le journalisme elle répond que pour elle « le plus important est de se faire confiance,de ne jamais aller plus loin que ce que l’instinct dicte, et ne surtout pas aller loin parce que d’autres le font ». Pour elle « le secret de la réussite en plus du travail c’est de rire lorsqu’il le faut et de pleurer lorsqu’on ne peut pas faire autrement« .Le plus grand rêve que chérie Stéphanie Braquehais c’est d’avoir du temps pour travailler au moins six mois ou un an sur un projet d’écriture même si ce n’est pas pour aujourd’hui, elle nous confie qu’elle y travaille.

Salut chers lecteurs et lectrices à bientôt.

 

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Article : Il ne fallait surtout pas dire je t’aime!
Société
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15 octobre 2012

Il ne fallait surtout pas dire je t’aime!

Cela fait un peu plus d’un an que je suis en Ukraine. Dès ma descente d’avion j’ai commencé à comprendre que le monde était loin de se limiter à Conakry ma ville natale et à Gaoual la ville de l’extrême nord de la Guinée, où j’avais grandi. Avant que je ne vienne dans ce pays, j’avais entendu parler de différence en matière de culture, de mentalité entre les peuples mais j’étais loin de prendre cela au sérieux. Vous allez vous demander pourquoi je ramène tout cela aujourd’hui?

Et bien la réponse est simple,elle vient d’un coup de téléphone auquel j’ai répondu hier soir, c’est une conversation avec des amis qui m’a réveillé et m’a fait prendre conscience d’une réalité que je n’ignorais pas mais dont je ne savais pas l’ampleur. Et bien au cours de cette conversation il était question d’amour; un sujet pas tout à fait comme les autres. Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia « L’amour désigne un sentiment d’affection et d’attachement envers un être ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour et à adopter un comportement particulier ». Le mot est assez bien défini je trouve; seulement je sais que c’est un peu plus compliquer que cette définition.
 À Conakry, Dakar, Abidjan et un peu partout en Afrique de l’ouest tout commence simplement par une technique d’approche suivie d’une phrase qui fait craquer du genre « je veux que tu sache que je t’aime et cela depuis le premier où j’ai croisé ton merveilleux regard… » Et si c’est votre jour de chance le courant de l’amour commence à passer dès cet instant ou dans deux, trois jours de réflexion que s’accordent certaines d’entre elles. Histoire de faire durer un peu le suspens. Et c’est parti pour une histoire d’amour. Seulement si c’était aussi simple que cela sous tous les cieux.
Tenez à ce propos, hier alors que je m’ennuyais à écouter de la musique classique chez moi, mon téléphone sonnait, rien de surprenant. À l’autre bout du fil, mon ami Camara il m’appellait pour me dire qu’il s’ennuyait lui aussi terriblement car « sa tendre » et « douce moitié » vient de le lâcher. Surpris, vraiment je l’etais car la veille en ma présence, il formait encore un couple très romantique.
–Quoi ?
le redemandais je comme si mes oreilles m’avaient joué un sale tour.
–je te dit qu’Anastasia m’a informé que c’était fini entre nous.
Me répétait-il d une voix ébranlée.
–C’est triste mais dit donc que s’est-il passer entre vous pour qu’elle prenne une telle decision? Le demandais-je.
-Rien qui en vaut la peine à ce que je sache. Seulement on était dans un restaurant de la place et je la disais à quel point je l’aimais. Et tout à coup elle s’est levée et est sortie en me disant de ne plus chercher à la revoir ni à l’appeler. Franchement mon pote je n’ai rien compris. J’ai réfléchi et je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi elle a réagi de la sorte. Tu sais à quel point je l’aime et à quel point je tiens à elle mon pote je ne voudrais vraiment pas la perdre mais là je comprends pas trop ce qui se passe.
Dans ces explications moi aussi je n’avais pas vu ce qui pouvait la conduire à rompre le beau et romantique couple qu’elle formait depuis peu avec mon ami Camara. Alors en curieux et un peu en sapeur-pompier aussi, j’appelais Anastasia pour comprendre et essayer de voir si je pouvais encore recoller les morceaux. Après les salutations d’usage j’allais droit au but.
–Que sait-il passer entre Camara et toi?.
Elle me répondit qu’elle tenait beaucoup à mon ami mais plus maintenant car elle n’avait plus confiance à ce dernier. Et pour cause elle m’expliqua que mon ami se serait permis de la dire la phrase suivante« я тебя лю6лю » traduit en francais cette phrase veut dire « je t’aime« . Pour elle c’est un manque d’honnêteté de la part de Сamara mon ami,car elle ne comprend pas comment peut-on ressentir l’amour envers une personne avec qui on est ensemble juste un peu plus de 2 mois. Ebahi par cette explication trop banale j’avais perdu un instant ma verve habituelle comment on pouvait rompre une si belle relation à cause d’un seul et simple je t’aime prononcé?
Alors pour un peu  comprendre j’appelais Alexandra une camarade de classe avec laquelle je suis de plus en plus proche ces derniers temps pour la demander un peu plus d’explication car j’avais moi aussi entendu dire qu’il fallait surtout se reserver de prononcer la phrase » je t’aime » dans ce pays mais je prenais pas cela au sérieux. Et c’est en ce moment qu’elle m’a expliqué que l’on préfère ici en Ukraine au début une phrase du genre « tu me plais« . « Cette phrase est largement suffisante pour un départ, pour au moins à peu près les 6 premiers mois de relation » m’expliquait Alexandra qui ajoutait « qu’il ne faut pas cependant généraliser mais au moins la majorité préfère entendre la phrase je t’aime après de long mois de romance ». Et la aussi mieux vaut aller doucement,tendrement.
Étrange pour moi le subsaharien mais ce sont nos différences qui font parfois que la vie est belle. Les différences de gout, de croyance, de culture, de mentalité,… font parfois que la vie est moins ennuyeuse. Alors  mieux vaut profiter de cela,prendre ces differences du bon coté; comme le disait un jour le premier président sénégalais Léopold Sedar Senghor « s’enrichir de nos différences pour converger vers l’universalité ».
Salut et à bientot chers lecteurs et lectrices.
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Article : Il était une fois François Hollande et les africains!
Actualités
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12 octobre 2012

Il était une fois François Hollande et les africains!

Pour la première fois depuis son élection le 6 mai dernier, François Hollande le 24ème président de la république française entame une tournée africaine ce vendredi12 octobre. Au programme il y a tout d abord la très attendue étape de Dakar au Sénégal où le président français doit prononcer un discours à l’Assemblée nationale.
François Hollande et Macky Sall à l’Elysée en juin 2012. AFP PHOTO / BERTRAND GUAY
Un discours très attendu car il n’est pas sans rappeler celui très discuté qu’avait prononcé le prédécesseur de François Hollande. En effet l’ancien président français Nicolas Sarkozy avait affirmé le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar devant des étudiants, des enseignants et des personnalités politiques que « la colonisation fut une faute » tout en estimant que « le drame de l’Afrique » venait du fait que » l’homme africain n’était pas assez entré dans l’histoire ». Ce dernier passage à susciter l’indignation de plusieurs intellectuels sur le continent mais aussi des réactions en France et un peu partout dans le monde. Depuis son élection François Hollande n’a cessé d’affirmer sa volonté de rompre avec le fameux concept de la Françafrique. A quoi va ressembler les nouvelles relations entre la France et les pays francophones africains? Attendons voir. En tout cas le nouveau locataire de l’Elysée semble être decider à faire bouger les choses du moins dans ces déclarations.
Après cette importante étape de Dakar au cours de laquelle le président français souhaite faire passer le message de soutien à la démocratie, à la croissance économique et au respect des droits del’homme, François Hollande est attendu à Kinshasa la capitale de la RDC République Démocratique du Congo pour le 14e sommet de la francophonie. La RDC de Joseph Kabila avec laquelle Paris n’a pas eu des mots tendres dernièrement. On se rappelle que le président français avait été assez dur à l’endroit du régime de Joseph Kabila . François Hollande avait declaré je cite « la situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits de l’homme, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition ». Ce qui avait provoqué des mécontentements et des réactions dans l’entourage de l’homme fort de Kinshasa. Pour Lambert Mendé ministre de l’information de la RDC ces propos ne correspondent « à aucune réalité ». Le président Hollande va t il changer de ton une fois à Kinshassa? c’est l’un des enjeux certains de cette étape congolaise.
Des attentes…
« Loin des discours fleuves et souvent ambigus prononcés sur le continent par les grandes personnalités qui  séjournent en Afrique j’attends de ce discours qu’il respecte un peu plus l’homme africain ce qui n’avait pas été le cas avec le précédent prononcé par l’ancien président Nicolas Sarkozy » m’explique Karamoko Baba Donzo un étudiant africain de la diaspora. « Je souhaite que des mesures concrètes soient annoncer pour la libération du Nord Mali » espère un autre. »Je veux une rupture totale avec le passé qui veut que la France défende ses intérêts même au vu et au su des régimes loin de satisfaire les critères de démocratie de bonne gouvernance et de respect de droits de l’homme assure pour sa part Moustapha Sylla qui poursuit la France doit soutenir la jeunesse africaine et tous les régimes démocratiques face à tous les obstacles qui se posent en travers de leur chemin.
Bien qu’elle ne puisse résoudre tous les problèmes qui se posent à notre chère continent africain, bien que nous sommes les seuls à devoir changer notre continent, bien que le destin de l’Afrique se trouve dans les mains des africains, la France a tant minime que soit un rôle important à jouer pour aider à plus de démocratie et à plus de respect des droits de l’homme sur le continent car l’hexagone on ne peut le nier et l’Afrique francophone ont une longue et tumultueuse histoire commune.
Salut et à bientot chers lecteurs et lectrices!
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Article : Chronique d’une traversée scène 2 ou mon premier voyage en avion!
Non classé
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9 octobre 2012

Chronique d’une traversée scène 2 ou mon premier voyage en avion!

Je ne savais pas qu’un voyage pouvait être à ce point riche d’événements et de rebondissements. J’oubliais peut-être que le voyage Conakry- Odessa et le trajet Kaloum-Dixinn que je faisais chaque matin pour me rendre dans les locaux du journal pour lequel je travaillais n’allait en rien se ressembler. C’est aux environs de 21 heures que ce 27 septembre 2011, fièrement mais le coeur lourd je descendais de la vieille Renault de mon oncle pour prendre mon avion en direction d’Odessa en Ukraine avec escale à Casablanca la Marocaine et Istanbul la capitale économique turque.
Aéroport Atatürk d’Istanbul
sleepless (jan 2009) Wegweiser / Hinweistafel

À Casablanca rien de spécial à part que j’avais été marqué par la douceur du vent qui y soufflait ce matin de fin septembre. Puis vint la fameuse escale d’Istanbul celle qui allait m’ouvrir un peu les yeux sur ce que c’était la vie loin de ceux qui vous aiment et vous protègent. Je devais passer la nuit dans cet aéroport et m’envoler le lendemain pour ma destination finale. Mais voila qu’au contrôle d’accès au terminal de transit un agent explique à mon ami Souleymane et moi qu’il nous manquait des papiers importants sans lesquels nous ne pourrions pas avoir accès ni au terminal de transit ni prendre notre avion pour Odessa prévu le lendemain. Il était grand cet aéroport, et le drame pour nous était qu’il fallait parler soit en anglais soit en arabe aux rares personnes qui prennent leur temps pour vous écouter . Et parler anglais ou arabe ce n’était pas vraiment notre point fort mon ami et moi. Donc je commençais à avoir la trouille mais à quoi bon me disais-je dans ma tête après tout l’agent de contrôle avait dit ce qu’il avait dit .Je me disais que ni aucune larme, ni aucun acte incontrôlé ne me sortiraient de ce pétrin qui me guettait et cherchait à se confondre à mon chemin. C’est vrai c’etait la première fois que l’enfant chéri de la famille Keita devait franchir un obstacle seul sans papa et maman bon enfin ils étaient loin et j’allais trop les inquieter en cherchant à les informer. Donc je me ressaisissais et demandais à l’agent de contrôle ce que je devais faire en pareille circonstance avec des gestes de la main, de la tête, et le tout petit peu qui me restait de mes cours d’anglais au lycée. On avait une fois l’anglais par semaine au lycée .Et là aussi le professeur était très souvent absent car c’était un volontaire. Je sais pas mais je dirais que j’étais drôle avec tous ces gestes et ces mots à l’envers en essayant de communiquer avec l’agent de contrôle.Et c’était une femme elles aiment les personnes drôles ai-je compris un peu plus tard. Tout cela nous a aidé mon ami et moi à détendre un peu l’atmosphère autour de nous. C’est ainsi qu’elle nous a expliqué qu’on devait chercher une solution avant le lendemain et se méfier de sortir de l’enceinte de l’aéroport car on risquait de se faire chopper par les policiers. Et comme les bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, elles nous indiquaient un comptoir où on pouvait prendre un autre billet à la place de celui qu’on avait oublié de prendre à l’aeroport de Conakry. On abusait de sa gentillesse en la demandant de nous accompagner à ce comptoir parce qu’on avait peur de ne pas pouvoir nous faire comprendre une fois là bas. Heureusement c’était notre jour de chance. Et quelques instants plus tard je prenais un autre billet pour ma destination et je devais passer la nuit dans cet impressionnant aéroport precisement dans le terminal de transit.

Impressionnant car jusque-là je n’avais jamais vu de mes yeux un tout aussi grand et bel endroit, je n’avais jamais vu autant de personnes pressées de la sorte, autant d’infrastructures modernes bref pour moi qui avait grandi en province dans ma Guinée natale je me demandais si j’était pas dans un rêve trop beau pour être vrai.
Aéroport Atatürk d’Istanbul(Vue intérieure)
celles (déc 2008) der Flughafen zu Weihnachten

Soudain je croisais enfin un regard que je reconnaissais à peine tellement qu il avait changé. J’avais appris que c’était ça l’europe. Je le reconnaissais pas parce qu’il était devenu rasta man avec les longs cheveux qui avaient poussé sur sa tête.Plus tard il m’expliquait qu’il était obligé d’être rasta man car s’il évalue le cout de la coiffure il préferait garder encore ses cheveux. Mon oncle avait changé physiquement c’était vrai, mais je n’avais pas encore tout compris car il me réservait une surprise loin d’être agréable. En effet il m’invitait dans un petit restaurant au sein de l’aéroport et commandait à manger pour nous. Pendant que nous mangions, je pensais à mes amis car nous étions 11 dans la même galère de voyage. Alors je lui demandais la permission de le presenter à mes amis. À cela il ne trouvait aucun obstacle apparent. C’est ainsi que je me levais et à ma grande surprise au retour il avait pris le large laissant la consigne que la note était pour moi. Oh qu’il était méconnaissable il avait changé physiquement et pas seulement. Je me demandais si ce n’était pas le sort qui m’était réservé à moi aussi après avoir choisi de vivre à l’étranger.Mais après tout j’avais été trop mis en garde avant mon départ par mes parents et les proches pour de si tôt changer ou penser pouvoir le faire. C’est ainsi que nous avions passer-la nuit dans cet aéroport une nuit pleine de rencontre et de decouverte.

L’escalier d’Odessa symbole de la ville

Ce qui est bien fini toujours bien. Le lendemain j’atterissais à Odessa ma destination finale. J’allais entamer là ma nouvelle vie, pleine encore d’événements et d’anecdotes que je vous reconterais au fil de vos visites sur cette plateforme qui se veut la vôtre aussi. Pour moi c’est sa un peu la vie. Une succession d’événements heureux et malheureux qu’il faut apprendre à gérer au fur et à mesure jusqu’au jour où la fin sonnera.

Mais en attendant prenons soin de nous et bonne chance à tous.
À bientôt !

 

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le quotidien de сeux qui vivent loin des leurs

Auteur·e

L'auteur: Mamady Keita
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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