Crise malienne: lorsque la France est obligée de « faire le job » de la CEDEAO

Le président français François Hollande source Google images
Le président français François Hollande source Google images

La volonté des groupes islamistes qui sévissent au nord du Mali de continuer leur progression vers le sud de ce pays ouest africain a fait soudainement évoluer la situation. On se rappelle que Jeudi dernier les jihadistes se sont emparés de la localité de Konna située au centre du pays. Cet incident sonne comme l’élément déclencheur de la guerre contre tous les groupes islamistes radicaux et terroristes qui sévissent dans le nord du Mali. Avec comme nouvelle donne le déploiement aux cotés des forces régulières maliennes des troupes françaises. C’est le président français François Hollande qui l’a annoncé et justifié lors d’une courte allocution vendredi à l’Élysée au cours de laquelle il a déclare :

« Les forces françaises ont apporté leur soutien à l’armée malienne pour lutter contre les terroristes », avant de préciser que cette « opération durera le temps qu’il faudra ».

Cette intervention militaire française fait suite, précisons-le, à l’appel à l’aide lancé quelques heures plutôt par le président par intérim malien Dioncounda Traoré.

Depuis Avril 2012 les trois régions qui constituent le nord du pays, Gao, Tombouctou et Kidal, sont tombées sous le contrôle des mouvements salafistes Ansar Dine, Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique), Mujao  (mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest). Ils y font régner la terreur;  enlèvement d’occidentaux, amputation pour vol, flagelle pour l’adultère ou l’impudicité etc, le tout sous prétexte de la Charia.

Depuis le début de cette crise qui menace la survie même du Mali en tant que pays, la CEDEAO (communauté des états d’Afrique de l’Ouest) a tout misé sur la négociation avec comme médiateur le très discret président du Burkina Faso Blaise Compaoré. Depuis le début, je trouve que la CEDEAO aurait dû intervenir. Elle aurait dû agir à l’image de la CEEAC (communauté économique des états de l’Afrique centrale) dans la crise centrafricaine. La CEEAC qui s’est très vite mobilisée et interposée pour mettre fin dans un premier temps à l’avancée des rebelles de la Séléka et ainsi écarter tous les risques de chaos qui menaçaient Bangui, capitale centrafricaine, avant d’ouvrir des négociations qui ont très vite aboutit à un accord.
Du coté de la CEDEAO aucun acte concret n’a été décidé, excepté les grandes déclarations et les nombreux sommets. Et pendant que la CEDEAO s’affairait à l’organisation de ses multiples et stériles sommets, les djihadistes eux sévissaient tranquillement au nord du Mali avec leur cortège de crimes abominables. Heureusement que la France est une fois encore là. Car c’est elle qui  vient de montrer la voie aux autres pays en s’engageant courageusement en première ligne aux cotés de l’armée malienne pour faire face à cette grave menace que représente tous ces groupes djihadistes et terroristes. Ils veulent coûte que coûte imposer la Charia à des populations profondément attachées à la laïcité et à la démocratie. Tous les pays de la sous région doivent s’engager pour mettre fin une fois pour toute à cette menace terroriste et salafiste, pas seulement pour le Mali mais aussi pour toute la sous région, voir même au-delà avec ces enlèvements fréquents d’occidentaux.

Aux dernières nouvelles la CEDEAO a autorisé l’envoi immédiat des troupes au Mali, et cela dès le début de la semaine prochaine. Malgré que l’organisation régionale ait trop attendu pour rendre définitif cette décision salutaire, notons que mieux vaut tard que jamais. Espérons pour terminer que cette force mixte parvienne à débarrasser très rapidement le Mali de tous ces groupes armés qui sèment sur leur passage désolation et terreur.

Paix à vous et à bientôt j’espère.

Keitamamady

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keitamamady
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

One thought on “Crise malienne: lorsque la France est obligée de « faire le job » de la CEDEAO

  1. Nous saluons l’intervention de l’armée française, sans ce soutien les disciples de Satan se dirigeaient sur Bamako. Nettoyé le Mali des disciples de Satan dans le nord svp: Citoyen dépassé par les évènements, on en a mare.

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