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A vol d'oiseau
Article : Mylène Colmar « la madame Caraïbe » de Mondoblog
Non classé
9
6 mai 2013

Mylène Colmar « la madame Caraïbe » de Mondoblog

Crédit photo: Guillaume Aricique.
Crédit photo: Guillaume Aricique.

Nous faire découvrir sa région, partager ses émotions, et surtout donner son point de vue face aux convulsions sociaux politiques et culturelles auxquelles est confronté l’espace des Caraibes, c’est l’objectif que vise la Mondoblogueuse  Mylène Colmar depuis octobre 2012 avec son blog Universelle Caraibe. Mais qui est cette jeune femme souriante et pleine d’énergie qui fait de l’émergence d’une « Grande Caraïbe », une zone de coopération et d’intégration régionale forte un projet qui lui tient à cœur ? Quel est le parcours de cette jeune femme dynamique ? Existent t-il des rêves qui rythment le quotidien de la jeune Guadeloupéenne ? Pour répondre à toutes ces questions et bien d’autres encore que nous nous sommes toujours posées sur Mylène j’ai partagé le quotidien de le jeune femme.

C’est à Dakar que j’ai rencontré Mylène lors du récent séjour des mondoblogueurs dans la capitale sénégalaise pour la session de formation organisée par l’Atelier des Médias la web émission participative. Lorsque vous la rencontrez la première chose qui vous frappe tout d’abord après son gout extraordinaire pour le wifi et les réseaux sociaux, c’est son sourire, sa grande sensibilité, et sa bonne humeur contagieuse. D’ailleurs la jeune femme m’explique que tous les matins elle fait sa petite revue des réseaux sociaux, sites d’information et mails avant d’honorer ses rendez vous quotidien de journaliste.

Le parcours …

Malgré qu’elle est toujours restée profondément attaché à sa Guadeloupe natale c’est à l’étranger que se forge réellement la personnalité de la jeune Mylène puisqu’après avoir décroché son Baccalauréat littéraire elle s’envole en direction de la France hexagonale pour poursuivre ses études à l’université de la Sorbonne Paris IV où elle sortira diplômé d’études approfondies de littérature et civilisation française en 2005. Une quête du savoir qui se poursuivra pour Mylène en Angleterre le pays de la reine Élisabeth II, puis au Canada à Montréal en 2007 d’où elle repart un an plus tard titulaire d’un certificat en journalisme de l’Université de Montréal.

Ses diplômes en poche, elle décide de rentrer chez elle en Guadeloupe afin de réaliser le rêve qu’elle a chéri toute son enfance, celui d’être journaliste. A propos Mylène se confie « Depuis le plus jeune âge, je veux être journaliste. Si mes souvenirs sont bons, je regardais une émission présentée par la journaliste française Anne Sinclair, à l’époque, et elle interrogeait le président de la République de l’époque, François Mitterand. J’ai dit à ma mère : c’est ce que je veux faire. Des années plus tard, j’ai commencé à lire les auteurs français, parmi lesquels Honoré de Balzac qui dépeignait notamment les journalistes de la presse écrite de son temps. C’est vite devenu mon auteur préféré, parce que ses écrits n’ont fait que confirmer que c’est ce métier que je voulais exercer »

Tout d’abord recrutée comme journaliste stagiaire par l’hebdomadaire régional « Sept magazine »  elle grimpe rapidement les échelons jusqu’au poste de Secrétaire générale de la rédaction poste qu’elle occupe deux ans durant. L’entreprise liquidée, Mylène décide d’explorer de nouveaux horizons : d’abord à Paris où elle commence à rédiger l’ouvrage l’”Abécédaire LKP” avec sa complice de toujours Axelle Koulandjan-Diamant, puis à Montréal où elle continue à travailler sur cet ouvrage tout en effectuant un stage de perfectionnement comme journaliste-adjointe à la rédactrice en chef d’un site d’information régionale montréalais, durant quelques mois. Depuis février 2012, c’est depuis la ville des Abymes en Guadeloupe qu’elle vit et exerce le travail de journaliste indépendante et Mondoblogueuse.

Pour la jeune Guadeloupéenne tout n’est qu’une question « d’entretenir sa passion pour l’écriture, la lecture, l’actualité, cette curiosité indispensable qui vous amène à connaître les gens, leur vie, leurs histoires, etc… ».

 Passion, gouts et loisirs…

Passionnée par les voyages, Mylène pratique de la marche sportive trois, voire quatre fois par semaine pour se maintenir. Quand on lui demande son plat preféré, elle répond instantanement préférer de loin le “riz rose” ( du riz accompagné de morues, crevettes, lardons et tomates) de sa chère mère. Elle aime bien les séries américaines, les dramas koréens, les romans français ou anglais ainsi que les magazines légers (féminins, high tech). Par ailleurs elle explique trouver beaucoup de plaisir en écrivant.

Crédit photo: Pierrick de Morel
A gauche Mylène Colmar. Crédit photo: Pierrick de Morel

Dakar, le Sénégal, l’Afrique noire une première, les mondoblogueurs…

A cette question la jeune femme répond que le séjour à Dakar était tout simplement « extraordinaire » et « inoubliable » avant de poursuivre « Au moment de partir, je ressentais à la fois de l’exaltation d’avoir pu vivre tout cela, mais aussi de la tristesse que cela soit fini. Aucun regret. Juste un sentiment d’inachevé : j’aurais voulu encore plus discuter avec tout le monde et découvrir plus Dakar. C’est pour cela que je veux y retourner un jour. Maintenant que j’ai commencé à connaître l’Afrique, j’ai juste envie d’en poursuivre la découverte ».

Quand aux autres mondoblogueurs elle ne tarit pas d’éloge à leur égard « Je les ai trouvés sympathiques, dynamiques, avec des regards, des points de vue intéressants. Certains ont été plus discrets que d’autres, c’était surprenant Certains n’ont pas du tout la personnalité que je m’étais imaginée via leur blogs et leur compte Twitter ». Quand elle dit cela vous ne vous trompez pas si vous pensez à Aphtal et à David qu’elle a trouvé un peu « plus discret, plus calme » qu’elle ne s’était imaginée. Quand au mondoblogueur et journaliste presqu’engagé  William Bayiha elle lance sourire aux lèvres « c’est plutôt le contraire; un tribun »

Un message, un rêve un projet qui lui tient à cœur …

Pour Mylène il est primordiale de montrer tout l’intérêt d’encourager la construction de « la Grande Caraïbe ». « Cela me tient à coeur, car j’ai le sentiment que les Caribéens, dans leur ensemble, pourront profiter des avancées en ce sens », déclare t-elle. C’est d’ailleurs l’un des nombreux sujets dont il est question sur « Universelle Caraibe » le blog de Mylène. Un peu comme tout le monde elle chérit de nombreux rêves. Elle a des idées de livres en tête, notamment.

« J’ai par exemple envie de rédiger un livre portant sur Marie-Galante, l’île de l’archipel guadeloupéen dont est originaire ma famille. J’y travaille, mais je n’en dirai pas plus »

Bon vent à cette jeune femme que j’ai trouvé dynamique, super intéressante, curieuse et un peu trop bavarde mais bon… journaliste muet j’en connais pas trop. Pour finir je vous propose chers lecteurs et lectrices d’écouter et pourquoi pas d’esquisser des pas de danse sur la chanson préférée de Mylène Colmar: « la Guadeloupéenne » chantée par Tanya Saint-Val, accompagnée par le groupe Malavoi.

J’espère que Mylène avec son choix musical est parvenue à faire danser beaucoup d’entre vous. Merci et à bientôt j’espère chers lecteurs et lectrices.

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Article : Ligue des champions : lorsque le Real et le Barça n’ y arrivent plus
Actualités
4
2 mai 2013

Ligue des champions : lorsque le Real et le Barça n’ y arrivent plus

The UEFA Champions League Trophy on Display in the Manchester United Museum, par edwin.11 (Flickr/CC)
The UEFA Champions League Trophy on Display in the Manchester United Museum, par edwin.11 (Flickr/CC)

Les demi-finales de la 58 ème ligue des champions viennent de rendre leur verdict. Elles ont vu se qualifier pour la finale, qui se jouera au mythique stadium anglais de Wembley, deux clubs allemands, les deux meilleurs de ce championnat que sont le Borussia Dortmund et le Bayern Munich. Pour arriver à ce niveau de cette prestigieuse compétition les jaunes et noirs du Borussia Dortmund ont éliminé de justesse les Merengues du Real Madrid et quand au Blaugrana du FC Barcelone, ils ont littéralement été terrassés par un Bayern Munich en pleine réussite et surtout en pleine confiance.

Depuis la semaine dernière au cours de laquelle se sont joués les matchs aller des demi-finales de cette ligue des champions, la plupart des supporters du FC Barcelone et du Real Madrid n’y croyaient plus à l’image de la blogueuse Mylène Colmar « grande fan » du Barça qui m’a clairement expliqué qu’après le match aller elle n’avait « plus d’espoir de toute manière quant à une qualification des coéquipiers de Lionel Messi « . Il faut dire que les deux clubs espagnols étaient loin du niveau auquel on les attendait. Pour rappel, les Blaugrana du FC Barcelone s’étaient fait foudroyer 4 buts à 0 à l’Allianz Arena par le Bayern Munich. Quant à l’entraîneur José Mourinho et ses poulains du Real Madrid, malgré leur victoire 2 à 0 chez eux à Santiago Bernabeu, ils ont payé cher leur faux pas au match aller à Dortmund au cours duquel ils se sont fait étriller par le Borussia 4 buts à 1.
Revoir les buts du match aller Borussia Dortmund – Real Madrid.

https://www.youtube.com/watch?v=d3WOFBdsSZQ

 

Pas vraiment une surprise …

Ce serait vraiment erroné de ma part d’avouer être surpris par ce qui vient de se passer malgré mon grand penchant barcelonais. Je m’y étais préparé. De toute façon, je savais que le miracle n’arriverait pas. Il y avait lors de ces demi-finales quatre grands d’Europe qui se faisaient face. Comme l’a souligné Serge Katembera, il y a tout juste une semaine dans un de mes précédents billets « à ce niveau de la compétition tout se jouera sur les erreurs ». Le blogueur congolais de la RDC qui vit au Brésil avait ajouté « qu’il n’y avait vraiment pas de favoris à ces yeux et que ce sera sur le terrain que tout se jouera » . La suprématie des grands clubs espagnols comme le Real Madrid et le FC Barcelone sur le football européen à mon avis n’est plus qu’un récent souvenir.
Vous pouvez revoir les trois buts du Bayern Munich face au Barça.

https://www.youtube.com/watch?v=3ip6K3UzDgY

 

Une vrai passation de pouvoir … 

C’est toute l’histoire de ses demi-finales. Il y a quelques années encore c’était inimaginable que le grand Real Madrid se fassent écraser par le Borussia Dortmund 4 buts à 1 et encore moins le Bayern Munich humilié le grand Barça à l’aller comme au retour. Mais tout cela prouve de loin que les temps ont changé et que les grands clubs espagnols se sont trop reposer sur leurs lauriers au moment où on assiste de plus en plus à l’émergence de nouveaux géants en Europe. Je pense à des clubs comme le Paris Saint Germain (PSG), Manchester City et la Juventus de Turin et tant d’autres clubs. Comme lors de la dernière ligue des champions les géants espagnols avaient encore été éliminés en demi-finales par le Bayern pour le Real et Chelsea pour le FC Barcelone. A moins que le FC Barcelone et le Real Madrid ne renforcent leur effectif par de nouvelles et fraîches recrues je crois que la passation de pouvoir a déjà été actée.

Un œil sur la finale

Le roi est mort, vive l’héritier. Pour Pierrick de Morel, passionné de football et du PSG il n’y a nul doute que cette ligue des champions fera monter sur le podium les coéquipiers d’Arjen Robben et de Franck Ribéry. Les joueurs du Bayern Munich sont auteurs d’une grande saison – champion d’Allemagne. Les Bavarois ont plus de chance de remporter cette ligue des champions au vu du beau football qu’ils ont toujours produit tout au long de cette saison exceptionnelle. Les joueurs du Borussia Dortmund et coéquipiers de Mario Gotze, de Marco Reus et de Robert Lewandowski n’ont eux aussi pas dit leur dernier mot et ont de sérieux atouts à faire prévaloir lors de cette finale à Wembley.

Quoi qu’il en soit cette finale germano-allemande promet d’être belle et pleine d’émotions. Et vous qu’en pensez vous ? Dortmund pourra t-il surprendre face à ce Bayern Munich que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter ?
Vos commentaires et réactions sont les bienvenus.

A bientôt j’espère chers lecteurs et lectrices.

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Article : Sur les traces de Khadi Hane ou lorsqu’une femme de lettres sénégalaise s’exprime
Libre opinion
5
1 mai 2013

Sur les traces de Khadi Hane ou lorsqu’une femme de lettres sénégalaise s’exprime

Khadi Hane, crédit image: www.gangoueus.blogspot.com
Khadi Hane, crédit image: www.gangoueus.blogspot.com

Du 05 au 15 avril dernier j’étais à Dakar la capitale du Sénégal en compagnie d’un peu plus d’une cinquantaine de Mondoblogueurs de la plateforme de l’Atelier des médias. Pendant ces dix jours passés au pays de la Teranga la romancière sénégalaise Khadi Hane fait partie des personnes qui m’ont le plus marqué durant mon séjour. Auteure de plusieurs œuvres littéraires plutôt réussis parmi lesquels « Sous le regard des étoiles » publié en 1998, l’écrivaine sénégalaise vivant entre la France et le Sénégal son pays natal m’a accordé un entretien au cours duquel nous sommes revenus sur son parcours exceptionnel, sa passion pour l’écriture, ses projets et plein d’autres sujets fort inintéressants. Entretien à lire et à écouter puisque je vous propose aussi un extrait de cette interview exclusive.

Bonjour Khadi Hane ! Parlez nous de vos débuts en matière d’écriture ?

En fait je suis arrivé à l’écriture vraiment par hasard parce qu’à l’époque je venais tout juste de finir mes études en France. J’étais revenue au Sénégal où j’ai pas trouvé de travail donc je suis retournée en France toujours dans le cadre de la recherche du travail. La bas j’ai été confronté à du racisme. Et quand je suis rentrée au Sénégal après un entretien d’embauche qui s’est très mal passé j’étais très en colère et j’ai commencé à écrire ce que je ressentais sur du papier et au fur et à mesure j’ai empilé des feuilles et puis un de mes amis à lu un jour ce que j’écrivais et il m’a dit qu’il y a beaucoup de personnes qui vivent la même chose que j’ai vécu et il m’a dit que ce serait bien que je me fasse publier  pour que les autres puissent en profiter et se reconnaitre. Donc j’ai essayé de romancer un peu mes écrits et j’ai ensuite présenté l’œuvre à un éditeur (ndlr les nouvelles éditions africaine du Sénégal) et quinze jours après il m’a proposé un contrat et c’est comme ça que j’ai commencé à écrire.

Cette première œuvre est un roman qui a pour titre « Sous le regard des étoiles » pouvez vous nous rappelez de quoi était-il question ?

Il etait question de l’histoire d’une femme qui a fait ses études en France comme moi qui rentre et qui ne trouve pas d’emploi et qui repart en France où elle est aussi confrontée à du racisme à l’embauche et elle va aller jusqu’à commettre l’inévitable c’est à dire se rendre compte qu’elle devient folle. Entre temps elle épouse un homme blanc avec qui elle a un enfant et elle abandonne tout cela étant dégoutée et a un entretien d’embauche elle va aller jusqu’à pointer une arme sur le recruteur et c’est comme ça que la police française l’abat en fait.

Vous êtes à Dakar avec les Mondoblogueurs pouvez vous nous racontez votre rencontre avec cette communauté et le sentiment qui vous anime en ce qui les concerne ?

J’ai été invité par l’institut français de Paris pour venir animer deux ateliers d’écriture avec les Mondoblogueurs. Ce qui a été une expérience assez extraordinaire pour moi. Car dans cette communauté de blogueurs de la plateforme Mondoblog se retrouvent des personnes de divers horizons qui sont tous animées par le plaisir d’écrire, la passion du texte. Donc comme je le disais j’ai fait deux ateliers avec eux au cours desquels nous avons parler des frustrations de l’écriture, des plénitudes que l’on peut ressentir en écrivant, le fait de s’approprier son texte en se disant j’écris ce que moi je ressens, ce que j’ai envie d’écrire  et non ce que les autres veulent que j’écrive. C’est ce que nous avons fait ensemble c’était vraiment une expérience très enrichissante pour moi. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert chez les Mondoblogueurs la solidarité, l’envie d’écrire, la volonté de mieux faire et moi c’est cela qui m’a le plus marqué.

En compagnie de Khadi Hane crédit photo : Gaus K.
En compagnie de Khadi Hane crédit photo : Gaus K.

Quel était votre message à l’endroit de tous ces jeunes qui ont envie de se lancer ou de mieux faire en matière d’écriture ?

Je les encouragerai à écrire surtout dans la liberté en ce qui concerne le choix des sujets, le choix de l’écriture le tout dans la plénitude et l’extase. Car comme le dit si bien le titre de l’émission sur rfi « la danse des mots » pour moi écrire c’est aussi faire danser des mots. C’est apporter quelque chose, une émotion au lecteur qui fait qu’il a envie de continuer à vous lire ou d’arrêter ou même de se mettre à son tour à écrire . Et surtout j’ai envie de les dire à tous de lire car on ne peut écrire sans lire.

Quel regard portez vous sur la littérature de votre pays le Sénégal ?

Maintenant je ne peux plus dire que mon seul pays c’est le Sénégal parce que j’ai plus vécu en France qu’au Sénégal mais c’est vrai qu’au depart j’étais allée en France pour les études. J’ai fait mon bac ici à Dakar. J’ai fait beaucoup d’aller-retour. Pendant longtemps je me suis cherchée parce que dans les deux pays je n’arrivais pas à trouver un emploi et à un moment il fallait que je me stabilise, que je m’installe quelque part et à ce moment là c’est la France qui m’a apporté l’opportunité de m’installer et de pouvoir travailler puisque finalement j’ai trouver un emploi.

Pour revenir à votre question il y a beaucoup de production littéraire au Sénégal c’est un pays dont l’histoire littéraire est riche et variée et les femmes au Sénégal ont écrit très tôt. Je peux citer Mariama Ba, Ken Bugul, Aminata Sow Fall qui sont mes ainées. Ce sont des femmes dont j’ai étudié les œuvres depuis que j’étais au lycée. La culture littéraire est encrée en nous avec tous les grands auteurs sénégalais. Il y a aussi Léopold Sédar Senghor l’ancien président qui a beaucoup fait pour la culture et l’écriture et aujourd’hui il y a une nouvelle génération qui émerge dont je fais peut être pas partie car je me situerai entre la « génération des Aminata Sow Fall » et celle qu’il y a aujourd’hui composée d’auteurs comme Nafissatou Dia Diouf et tant d’autres ce sont des auteurs vraiment dynamiques.

Ce qui est marrant c’est le fait que je ne cite que des femmes chaque fois qu’on me pose une question sur la littérature sénégalaise. J’ai réellement du mal à trouver un auteur homme sénégalais qui m’a réellement marquer à part Boubacar Boris Diop. Sinon à vrai dire ce sont les femmes qui m’ont réellement marqué dans leurs écrits. Et je pense que nous devons continuer à écrire à être dynamique tout en traitant des problématiques qui ne sont pas forcement des problématiques sénégalaises ou africaines mais simplement des problématiques d’humains.

Voici un extrait audio de l’interview dans lequel Khady Hane nous parle de son actualité et des projets sur lesquels elle travaille

Merci vraiment et bon vent à vous.

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Article : Mariage pour tous : une rencontre peu ordinaire
Actualités
4
24 avril 2013

Mariage pour tous : une rencontre peu ordinaire

Manif pour tous France. source :commons.wikimedia.org
Manif pour tous France. Source : commons.wikimedia.org

Au moment où le débat sur le mariage pour tous mobilise et fait rage en France, et cela même après l’adoption définitive de la loi à l’Assemblée nationale mardi 23 avril, j’ai rencontré dans la soirée de lundi, par le fruit du hasard, un couple d’homosexuels dans un restaurant de Dnipropetrovsk. Un de ces couples peu ordinaires qui suscitent en ce moment dans l’Hexagone de nombreux débats, beaucoup de réactions et autant de mouvements. Retour sur cette rencontre plutôt curieuse et pleine d’émotions.

Dnipropetrovsk (Ukraine) lundi 22 avril. Il est 18 heures, je viens enfin de sortir de la bibliothèque de l’université, avec une faim de loup. Il n’est pas question pour moi de faire la cuisine maintenant car je suis épuisé par plus de quatre longues heures de recherche dans cette bibliothèque extraordinairement silencieuse. Je décide donc de me rendre au nouveau restaurant qui vient d’ouvrir ses portes non loin du studio où j’habite, dans le centre de Dnipropetrovsk. A ma grande surprise, l’endroit est un peu désert ce soir, avec moins de dix clients pour un restaurant capable de recevoir à mon avis près d’une centaines de personnes.

Dès mon arrivée sur les lieux, je me fais aborder par un homme, la trentaine, cigarette en main. Après une brève conversation à l’allure d’interrogatoire sur mes origines, et le pourquoi de ma venue en Ukraine, je suis surpris par le fait que le Monsieur me propose de m’installer avec lui et de payer mon addition. « J’ai été étudiant moi aussi, je sais comment ça peut être difficile pour vous parfois de joindre les deux bouts », m’explique t-il avec un air curieusement gentil. Je suis un peu étonné par l’attitude de cet inconnu dans un pays où le chacun pour soi règne en véritable maître  A ce moment, ce que j’ignorais, c’était j’étais encore très loin d’être au bout de mes surprises. Quelques minutes après, nous avons été rejoint par un autre homme, et c’est lors de la présentation de ce dernier que je me suis aperçu que j’étais compagnie d’un couple homosexuel.

« Pourquoi sommes-nous obligés de nous cacher ? »

Au fil de la conversation, j’apprends que Maxime est banquier et Alexandre jeune diplômé sans emploi. Ils sont en couple de façon cachée depuis près d’une année. Maxime m’explique avoir rencontré Alexandre lors d’une virée nocturne dans une boite de nuit de la ville. « Depuis, on a directement senti que nous étions fait l’un pour l’autre. On venait de se connaitre, mais moi personnellement j’avais l’impression de l’avoir connu il y a une éternité. Ce que je ressens pour lui me permet d’être suffisamment fort pour affronter tous les obstacles qui s’opposent à notre amour même si ça doit être le monde », poursuit Maxime.

Pour sa part, Alexandre prétend se sentir bien dans cette relation. Et cela malgré qu’il continue encore à cacher son orientation sexuelle à sa famille. Le jeune homme m’explique que selon lui, « le mariage ne doit pas unir un homme et une femme, mais plutôt deux personnes qui s’aiment quelques soit leur genre. Nous respectons les personnes qui ne sont pas homosexuels pourquoi ne feront t-ils pas de même pour nous… », s’interroge Alexandre avant de poursuivre. « Pourquoi sommes-nous obligés de nous cacher si nous ne voulons pas subir de lynchage, ou perdre notre travail ? Toi, trouves-tu que tout cela est juste ? » J’évite la question en absorbant une gorgée d’eau suivi d’une grande bouffée d’air. Puis je relance la conversation sur l’actualité française.

– Avez vous appris que la France est sur le point d’être le quatorzième Etat au monde à autoriser le mariage entre des personnes de même sexe [ndrl : la loi a été définitivement adoptée mardi 23 avril] ?

Alexandre ne me laisse pas finir, il reprend la parole d’une voix calme :

– Je l’espère vraiment moi aussi. J’espère que les mentalités changeront ici aussi en Ukraine un jour.

Après avoir fini mon plat, je prends congé du jeune couple, heureux d’avoir le sujet de mon prochain billet.

Les homosexuels toujours victimes de discrimination en Ukraine

Rappelons qu’en octobre dernier, le Parlement ukrainien a voté en première instance une loi prévoyant jusqu’à cinq ans de prison et des amendes allant jusqu’à 500 euros pour « production, diffusion, vente ou importation d’œuvres faisant de la propagande homosexuelle ». Cependant dans une dépêche datant du 20 mars dernier l’agence de presse PRnewswire rapportait la volonté du gouvernement ukrainien d’adopter une loi visant à interdire la discrimination envers les homosexuels tout en garantissant leur protection tout comme dans certains pays de l’Union Européenne.

Qu’en est-il dans votre pays ? Que pensez vous de la nouvelle loi sur le mariage pour tous et le débat qu’il suscite en France ? Toutes vos réactions sont les bienvenus.

Merci et à bientôt j’espère.

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Article : Ligue des Champions : Que nous réservent les demi-finale hispano-allemands?
Actualités
12
19 avril 2013

Ligue des Champions : Que nous réservent les demi-finale hispano-allemands?

The UEFA Champions League Trophy on Display in the Manchester United Museum, par edwin.11 (Flickr/CC)
The UEFA Champions League Trophy on Display in the Manchester United Museum, par edwin.11 (Flickr/CC)

Le coup d’envoi des demi-finales de la ligue des champions de football sera donné le mardi 23 avril prochain. A l’affiche, le Bayern Munich de Franck Ribery défie le FC Barcelone de Lionel Messi, tandis que la seconde demi-finale verra s’affronter le Borussia Dortmund de Jurgen Klopp et le Real Madrid de José Mourinho le 24 avril.

Au delà du fait que ce sont quatre géants du football européens qui se croisent à ce stade de la compétition, ces demi-finales ont une particularité, celle de voir les deux meilleurs clubs du très relevé championnat espagnol face aux deux plus grands clubs du championnat allemand. Un véritable choc des Titans.

Real-Barça en finale ?

Sur le papier, les Espagnols partent favoris. Mais attention, le football n’est plus une affaire de papier. « C’est un sport qui se jouent sur le terrain devant des milliers de spectateurs » ,prévient d’entrée de jeu Ibrahim Camara. Pour ce passionné de football, supporter du club londonien de Chelsea, « le Borussia Dortmund, et le Bayern Munich sont tout à fait capable de terrasser respectivement le Real Madrid et le FC Barcelone » .

Ibrahim n’a pas tout à fait tort : les deux mastodontes du football espagnol ont été mis en sérieux ballotage lors du précédent tour : les quarts de finales. Devant leur petit écran de l’hotel Via Via de Dakar, les Mondoblogueurs supporters du FC Barcelone appelaient de tout leur vœux le coup de sifflet final de l’arbitre du match tellement le Paris Saint Germain se montrait menaçant. Loin d’être satisfait de la performance de leur équipe, la guadeloupéenne Mylène  et la malienne Faty étaient inquiètes tout au long du match jusqu’au but libérateur.

D’autres part, malgré leur qualification, les Meringues du Real Madrid n’ont pas du tout été étincelants face aux turcs de Galatasaray lors du match retour des quarts de finale.

Les Allemands pas non plus rassurants ?

En face des deux clubs espagnoles, les Allemands du Bayern Munich et du Borussia Dortmund ont été mis en difficulté lors de cette compétition. On se rappelle du match retour Bayern Munich-Arsenal en huitième de finale, où les Bavarois étaient passés totalement à coté de la rencontre en perdant 2-0. Quand au Borussia Dortmund, il a fallu du temps pour que les joueurs de Jurgen Klopp décroche leur ticket pour les demi-finales.

C’est ce qui fait dire à Serge Katembera, blogueur congolais de RDC et supporter des Gunners d’Arsenal, que ces demi-finales se joueront sur les erreurs. Il est d’ailleurs prêt à parier sur « une finale Real Madrid-Barcelone ». Quand à Pierrick de Morel,  journaliste passionné de football et du Paris Saint-Germain, le Bayern Munich est le club le mieux placé pour remporter la Ligue des champions 2012-2013.

Quoi qu’il en soit, ces demi-finales promettent d’être palpitantes. Quand à moi, ne me demandez pas ce que j’en pense : je n’ai aucun doute sur le fait que les coéquipiers de Lionel Messi et de Andres Iniesta iront jusqu’au bout de cette compétition. Mais bon… parole de supporter du Barça. Et vous qu’en pensez vous ? Vos commentaires et réactions sont les bienvenus.

Merci et à bientôt j’espère.

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Article : Dakar : ce que trainent les « rois de la débrouille »
Non classé
4
17 avril 2013

Dakar : ce que trainent les « rois de la débrouille »

vendeurs ambulants de Dakar. Crédit photo Mamady K.
Vendeurs ambulants de Dakar (Crédit photo Mamady K.)

Tous les jours jusqu’à des heures tardives de la nuit parfois, ils envahissent les rues de Dakar, la capitale sénégalaise. Ils, se sont les marchands ambulants de cartes de recharges, d’objets d’arts, de Bine Bine, de lunettes de soleil… Mais aussi ce sont les cireurs de paires de chaussures, les taximan… Ou devrais-je dire pour résumer, les Dakarois de la débrouille dans le difficile combat pour la survie.

Comment se retrouve-t-on dans les rues de Dakar à faire les vendeurs ambulants ? Comment ces hommes et femmes parviennent t-ils à joindre les deux bouts avec leurs maigres revenus dans une ville où le coup de la vie est relativement chère ? Quels sont les espoirs, les rêves, qui animent encore les marchands ambulants de Dakar ? Nous avons profité de la session de formation des Mondoblogueurs pour aller à la rencontre de ces hommes et femmes qui sont très visibles dans les rues de la capitale sénégalaise et qui ont choisit la débrouille avec parfois très peu de moyens pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles dans un pays où le taux de chômage est relativement élevé.

Il est 16 heures à Dakar, je suis aux abords du marché Sandaga en compagnie de quelques confrères de la plateforme Mondoblog ( Kpenahi Traoré, Mohamed Sneiba et Stéphane Huët) dans le cadre d’une série de reportages en rapport avec Dakar la capitale sénégalaise « de la débrouille ». La circulation est dense et les Klaxons de voitures retentissent de tous les cotés. C’est dans cette atmosphère un peu particulière que je fais la connaissance d’Ibrahim Faye, un vendeur ambulant de Bine Bine (collier de perles que les femmes mettent autour de la taille pour séduire).

Bine Bine. Crédit photo Mamady K.
Bine Bine (Crédit photo Mamady K.)

Ibrahim Faye m’explique qu’il est vendeur ambulant d’artifices de séduction pour femmes depuis 1995. Certes ce n’est pas le travail dont il rêvait de faire enfant mais pour lui ce job vaut mieux que voler ou sombrer dans le crime et l’escroquerie. Et ce n’est pas tout, écoutez plutôt notre entretien.

A quelques pas de là, je rencontre Diallo Boubacar. Lui est revendeur de cartes de recharges téléphoniques depuis l’année dernière. A force de discuter avec lui, j’apprends qu’il est guinéen et qu’il est étudiant dans le domaine des arts dans une école professionnelle de la place. Issu d’une famille paysanne vivant en Guinée, il rêve de sortir les siens de la pauvreté. Malgré son quotidien difficile, il m’explique qu’il s’efforce de garder le sourire. Il a même un message à l’endroit des hommes politiques guinéens.

« Je souhaite que les politiciens guinéens se donnent la main pour organiser les élections législatives et faire sortir notre pays de la misère. Je pense que les jeunes de Guinée méritent de connaitre le bonheur chez eux. Je pense que nous pouvons faire mieux que beaucoup de pays de la sous région car on a tout chez nous. Nous sommes très riches. Nous avons les les cours d’eau, le Diamant, l’or, la bauxite…il suffit qu’ils se donnent la main et des idées; tu verras que notre pays sera le pays où tout le monde voudra aller vivre… »

Âgé de 19 ans Lamine Guèye est quand à lui cireur de paires de chaussures à Dakar, il maîtrise bien l’avenue Petavin de Dakar où il passe la plupart de ces journées à la recherche de potentiels clients.

« Cireur de paires de chaussures est un boulot qui ne plait pas, mais il faut que je mange, il faut que je m’habille c’est pourquoi je ne peux pas arrêter. Je viens de la Casamance où ma famille vit de l’agriculture. Depuis tout petit je n’ai jamais voulu avoir la même vie qu’eux, donc j’ai décider de venir à Dakar chez mon oncle qui est polygame et gardien dans une société ici. Donc c’est pas facile pour moi c’est pourquoi je me débrouille un peu moi aussi. Je rêve d’aller dans un  centre de formation de graphiste. C’est pourquoi je garde un peu d’argent de coté et j’espère en avoir suffisamment pour réaliser ce rêve d’aller dans un centre pour graphistes un jour ».

Matériels de cireur dans les rues de Dakar. Crédit photo Mamady K.
Matériels de cireur dans les rues de Dakar. Crédit photo Mamady K.

Le Sénégal est un pays qui a fait beaucoup de progrès en matière démocratique et sur le plan des infrastructures. Cependant l’exode rural et le taux de chômage élevé qui avoisine les 49%  (chiffre de 2010 selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie du Sénégal) transforment de plus en plus de jeunes parfois diplômés en vendeurs ambulants.

Vos commentaires seront les bienvenus. Merci à tous et à bientôt j’espère.

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31. mars
2013
Découvertes
4

Mon top 5 des plus belles blagues d’Ukraine

Photo Mamady Keita
Photo Mamady Keita

Si l’on me demandait de décrire les traits qui caractérisent le plus les ukrainiens, et voire même les russes, leur humour ferait certainement partie des caractères qui auraient une place de choix dans ma description. Les salles de classe, les bus, les tramways, les places publiques… aucun  lieu n’est de trop pour sortir une bonne blague qui fera rire tout le monde. L’Ukraine est d’ailleurs l’un des rares pays au monde où il existe dans l’année une journée spéciale consacrer au rire et à l’humour. Cette journée est célébrée le 1 avril de tous les ans à Odessa la ville portuaire du sud de l’Ukraine encore surnommée la perle de « la mer noire ».

Vous l’auriez sans doute compris depuis mon arrivée en Ukraine j’ai entendu beaucoup de petites histoires drôles. On peut dire presque tous les jours. Voici pour vous une petite sélection peut être subjective des cinq plus belles blagues que j’ai entendu depuis mon arrivé dans ce pays. Des amis ukrainiens me les racontent un peu partout; que ce soit dans les rues ou les endroits que je fréquentes. Êtes vous prêt à entendre ces blagues ? Accrochez vous car c’est parti…

Deux amis se rencontrent
-Dis donc et ton rendez vous d’hier soir avec ta nouvelle belle conquête : Yana ?
-C’était presque parfait, seulement à moitié.
-Ah bon ! Comment ça à moitié ?
-Eh ben, parce que j’y suis allé alors qu’elle pas…

Deux hommes qui ne sont vraiment pas amis se rencontrent
– Hé! Je voulais te dire quelque chose! Tout d’abord, j’ai rencontré ta femme en vacances, deuxièmement  j’ai couché avec elle, et troisièmement, qu’est ce que t’en penses ?
– Tout d’abord, j’ai divorcé avec elle, il y a un an, deuxièmement elle a la syphilis et troisièmement qu’est ce que t’en penses ?

Maxime et Serguei sortent d’un bar ivres. Ils croisent une très grosse femme. Maxime dit à Serguei :
– Regarde – un char!
La grosse femme, vexée, se retourne et assène un coup de poing à Maxime. Serguei dit:
– T’avais raison. En plus, c’est un char d’assaut !

Un prof s’exclame
-Celui qui se permettra de dire fils de put* en classe sera maudit et châtié.
Un de ces élèves lui répond
-Excusez moi Monsieur, mais vous avez dis fils de put*
Le prof dos au mur s’explique
-Oh comprend merde, maudit…

Un mari revient une nouvelle fois à la maison ivre. Sa compagne vexée le lui reproche:
– Hier, tu m’avais promis que tu deviendrais un autre homme!
– Oui c’est vrai, mais c’est pas ma faute que l’autre homme aime lui aussi boire !

J’espère que ces blagues vous ont fait plaisir chers lecteurs et lectrices.
Merci et à bientôt !

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Article : Coup de projecteur sur le festival estudiantin francophone de Dnipropetrovsk
Actualités
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29 mars 2013

Coup de projecteur sur le festival estudiantin francophone de Dnipropetrovsk

FITEF (crédit photo : M.Keita)
FITEF la troupe « Flèche » sur scène (crédit photo : M.Keita)

Le 23 mars dernier, les rideaux sont tombés sur la neuvième édition du festival international de théâtre estudiantin francophone de Dnipropetrovsk (FITEF). Organisé par l’alliance française de Dnipropetrovsk, cet événement accueille depuis toujours des troupes théâtrales venues de France et de toutes les régions d’Ukraine.

Cette année, ce sont huit troupes théâtrales qui étaient à l’honneur pour présenter des spectacles comme nous le souligne Alexia Kismak la directrice de l’alliance française de Dnipropetrovsk.

« Cette année la particularité est que nous accueillons huit troupes de théâtre dont une troupe française et sept troupes venues de différentes villes d’Ukraine pour nous présenter des pièces de théâtre en français et ainsi tenter de remporter des prix qui sont des voyages en France pour la meilleur actrice et le meilleur acteur, et une participation au festival de Timisoara en Roumanie (pour le prix du meilleur spectacle) ».

Lors de ce festival qui a duré trois jours, les nombreux spectateurs venus à l’occasion, ont pu voir les représentations des pièces théâtrales comme « les mangeuses de chocolat » de Philippe Blasband, « le bel indifferent » de Jean Cocteau, « Frederick ou le boulevard du Crime » d’Eric Emmanuel Schmidt.

Voici un extrait de la prestation de la troupe ukrainienne de Kiev « Caramel » dans  « les mangeuses de chocolat » de Philippe Blasband.

Ainsi du 21 au 23 mars, les sept troupes théâtrales venues de différentes régions d’Ukraine ont tenter de remporter l’un des trois prix en jeu qui étaient celui du meilleur spectacle, celui du meilleur acteur et enfin le prix de la meilleure actrice. A l’arrivée, le jury composé de professionnels du théâtre a choisi la troupe « Flèche » de l’Académie d’État de Génie Civil et d’Architecture qui a joué la pièce « Medée » de Jean Anouihl.

Denis Bouskoi de la troupe « Dames d’onze heures » de l’université nationale de Donetsk a reçu pour sa part le prix du meilleur acteur pour son interprétation du personnage de Frederick dans la pièce de théâtre « Frederick ou le boulevard du Crime » d’Eric Emmanuel Schmidt.

FITEF (crédit photo : M.Keita)
FITEF Denis Bouskoi (crédit photo : M.Keita)

Quand au prix de la meilleure actrice, il est revenu à la charmante Xenia Bogdanova de la troupe  » Féria  » de l’université nationale Oles Gontchar  de Dnipropetrovsk pour avoir interpréter « Lucienne » une épouse vertueuse en proie aux avances de célèbres tombeurs dans la pièce « Dindon » de Georges feydeau. La talentueuse actrice nous a exprimé toute sa joie après avoir reçu ce prix

« Je suis très contente et un peu étonné parce que je m’attendais à ce que notre spectacle plaise beaucoup aux spectateurs et pas particulièrement mon rôle. Cela fait deux ans que je m’intéresse parallèlement à mes études aux théâtres, à la danse mais j’avoue que c’est la plus belle chose qui me soit jamais arriver ».

FITEF (crédit photo : M.Keita)
FITEF Xenia Bogdanova (crédit photo : M.Keita)

Par ailleurs la jeune ukrainienne nous confie tout l’amour qu’elle éprouve pour la langue française et la culture francophone « Je n’imagine pas du tout alors là pas du tout ma vie sans le français » conclut-elle.

Pour Yana Melikian jeune actrice ukrainienne ayant participé à ce festival, cet évènement représente une belle fête autour de la francophonie qui permet de réunir les francophones, les amoureux de la langue française de divers horizons autour d’une activité comme le théâtre qui permet à tous de s’exprimer d’échanger et de faire des rencontres, ce qui est très symbolique pour l’Alliance française et sa dynamique directrice.

Merci à Maria de la troupe « Caramel » pour la vidéo.

Merci à vous chers lecteurs et lectrices. A bientôt.

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Article : Bloguer, une activité peu commune pour une femme africaine
Libre opinion
12
26 mars 2013

Bloguer, une activité peu commune pour une femme africaine

Source Google images
Source Google images

Pour rédiger ce billet, j’ai interrogé Fatouma Harber, Mondoblogueuse malienne. L’occasion de comprendre, avec elle, ce qui signifiait bloguer pour une femme africaine de nos jours.

Et pourtant je blogue, j’enseigne et cela de connivence avec mon premier métier – d’après un adage bambara, le premier travail d’une femme est son mari – je suis aussi une femme mariée – qui n’a pas de bonne hein !

Pour le métier que j’exerce, l’enseignement c’est certainement celui qui sied le mieux à une femme (sans être sexiste), ne serait-ce qu’à cause des trois mois de vacance scolaires qui te permettent de te ressourcer et de profiter d’une certaine liberté de mouvement : c’est le moment propice pour les voyages que j’affectionne particulièrement : aller sous d’autres horizons, rencontre d’autres personnes, d’autres cultures, d’autres manière de vivre, de cuisiner, de parler, de voir le monde,  lier amitié.

Grande amatrice de  bande dessinée, mais aussi de roman avec une préférence pour les auteurs français – au détriment des auteurs africains, que je ne manquais pas de lire aussi. J’avais aussi un goût prononcé pour les livres de Stephen King qui sont les seuls qu’il m’arrivait de relire quand je n’en trouvais pas de nouveau.

Le blogging apparait pour moi comme une manière de continuer une activité qui m’a passionné durant mon adolescence : la correspondance. En effet, très tôt j’ai eu des correspondants en Europe et en Afrique, surtout en France. Mon premier correspondant s’appelait Julien et habitait en région parisienne. Notre correspondance s’est arrêté au bout de deux ans  sur une contrariété. Je m’en très rappelle bien, malgré l’époque lointaine : j’étais en sixième et je crois que j’ai eu son adresse dans un magazine  BD de Mickey. Des idées réactionnaires avaient commencé à naitre en moi : recherche des conséquences néfastes de la colonisation, refus du néocolonialisme… et je pense que cela ne lui plaisait pas trop.

De nous deux, je ne me rappelle plus qui a arrêté la correspondance le premier. Ensuite j’ai eu une grande amie, nous sommes maintenant amies sur Facebook –mais ce n’est pas la même chose que lorsque nous nous écrivions des lettres frénétiquement : à peine avais-je fini d’en écrire une que je devais répondre à une autre j’avais une autre. Tout mon maigre argent de poche y passait, quand ce n’était pas pour acheter Akim et Zembla. Cette correspondance ne s’est arrêtée qu’à mon départ pour Bamako, une fois le bac en poche.

Hum…  J’étais heureuse de partir enfin m’installer dans le pays de mes parents. Du CI à la terminale, les Nigériens ne cessaient de me rappeler que j’étais une étrangère – une gao-boro en djerma personne de Gao, alors que je suis native de Tombouctou . Mon père s’acquittait des frais de scolarité avec fierté en nous disant qu’il était important que nous restions nous-même, malgré notre séjour dans ce pays. Donc la faute est double et vient des deux côtés : le Niger ne nous a pas intégré malgré toutes ces années passées sur place, mais nous aussi avons tout fait pour rester des Maliens : parler le djerma qui est un dialecte du sonrai ne nous a pas, moi et mes frères et sœurs, empêché de parler aussi le dialecte de Tombouctou.

Les années d’études à la faculté des Lettres, Langues Arts et Sciences humaines où j’étudiais la psychologie n’ont pas été faciles. Le changement a été brusque et bien brutale. J’ai rapidement appris le bambara, mais je me suis recroquevillé sur moi-même, évitant toute relation avec les autres étudiants qui me faisait bien peur avec leur habillement si européen, moi qui venait de Niamey, ne pouvant sortir sans mon foulard et bien couverte ! Sortie en boite ou à la piscine ? Je n’étais jamais de la virée. Professeur racontant sa vie à la place des cours de psychopathologie ? Je sortais discrètement par la porte de derrière. Bamako est chaud disent les bamakois, et je ne me suis acclimaté qu’au bout d’une année, créant une salle de jeux – dans mon quartier avec  le seul ami que je me suis faite dans la classe – et fortement aidée par mon frère ainé dont j’ai été très proche et qui est devenu mon jumeau désormais.

L’enseignement semble être le métier auquel  j’étais destinée malgré mon désir d’y échapper. Je me rappelle m’ être inscrite en psychologie uniquement pour ne pas faire des Lettres comme mes deux grands-frères. J’aimais la philosophie. Mais quel débouché ? L’enseigner ?  Non, il n’y pas d’autres section ? La sociologie. Une filière bateau à cette époque, la sociologie et l’anthropologie y étant mélangées et le nombre des étudiants inscrits y dépassant le nombre de mille. Non, je ne veux pas. Géographie ? Non, ici c’est aménagement et parfois il y a des statistiques à faire, mon aversion pour tout ce qui touche de près ou de loin aux mathématiques donna la réponse non.

A bientôt chers lecteurs et lectrices.

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le quotidien de сeux qui vivent loin des leurs

Auteur·e

L'auteur: Mamady Keita
Né en 1990 à Conakry, capitale de la Guinée, je suis étudiant à l’Université Nationale des Mines de Dnipropetrovsk (Ukraine). Passionné de journalisme et d’écriture, j'ai travaillé deux ans comme collaborateur au groupe de presse L’indépendant-le Démocrate. Je suis également le coordonnateur du club RFI d’Ukraine.

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